Où sont tant de beautés que le printemps avait,
Ornement des jardins et des molles prairies ?
J'ai voyagé par les trois parts du monde,
J'ai vu la mer d'où lève le soleil,
Et j'ai vu l'onde où l'attend le sommeil,
En mon avril la Parque m'a vaincu,
Mais bien-heureux d'avoir si peu vescu :
Et que voit-on que fumée en ce monde,
L'été sera l'hiver et le printemps l'automne,
L'air deviendra pesant, le plomb sera léger :