Dans l'essaim nébuleux des constellations,
Ô toi qui naquis la première,
Ô nourrice des fleurs et des fruits, ô Lumière,
Sur sa nouvelle d' " Arria Marcella "
Le creux d'un sein charmant que la cendre moula
Si la vierge vers toi jette sous les ramures
Le rire par sa mère à ses lèvres appris ;
Sous les branches de saule en la vase baignées
Un peuple impur se tait, glacé dans sa torpeur,
L'ombre versait au flanc des monts sa paix bénie,
Le chemin était bleu, le feuillage était noir,
Il est, non loin des tièdes syrtes
Où bleuit la mer en repos,
Un bois d'orangers et de myrtes
Dans la tiède forêt que baigne un jour vermeil,
Le grand chêne noueux, le père de la race,
Je sais la vanité de tout désir profane.
A peine gardons-nous de tes amours défunts,
Au fond de la chambre élégante
Que parfuma son frôlement,
Seule, immobile, elle dégante
Ses longues mains, indolemment.
Ô vous qui, dans la paix et la grâce fleuris,
Animez et les champs et vos forêts natales,
Aux vapeurs du matin, sous les fauves ramures
Que le vent automnal emplit de longs murmures,
On entend l'Océan heurter les promontoires ;
De lunaires clartés blêmissent le ravin
A Étienne Charavay.
Cette relique exhale un parfum d'élégie,
Car la reine d'Écosse, aux lèvres de carmin,
Cette outre en peau de chèvre, ô buveur, est gonflée
De l'esprit éloquent des vignes que Théra,