Mon petit fils, qui n'as encor rien vu,
A ce matin ton père te salue ;
Viens-t'en, viens voir ce monde bien pourvu
Aimez, suivez l'Amour, gentes fillettes :
C'est un grand dieu ; soyez à lui sujettes.
N'en doutez point, Amour vous maintiendra
On en voit trop qui, nouveaux mariés,
N'ont dix écus en leur bourse liés ;
Mais avec temps, amour et loyauté,
Dieu te gard donc, mon petit fils René !
Adieu mon fils aussitôt mort que né!
Dieu gard mon fils venant sur terre ronde !
On a beau dire et beau dissimuler,
Femme qui prend ne peut plus reculer.
Car Penses-tu que les jeunes et vieux