Poems by Gaston Couté

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C

  • Chanson de Messidor

    Dame ! vois-tu les grands blés d'or
    Sous les couchants de Messidor
    Saillir longs et droits de la glèbe.

D

  • Dans vos yeux

    Dans vos yeux
    J'ai lu l'aveu de votre âme
    En caractères de flamme
    Et je m'en suis allé joyeux
    Bornant alors mon espace

G

  • Gueux

    Un soir d'hiver, quand de partout,
    Les corbeaux s'enfuient en déroute,
    Dans un fossé de la grand'route,

L

  • L'aveu

    (Sonnet)
    A ma dame.
    Ton âme avait alors la blancheur des grands lys
    Que berce la chanson des vents rasant la terre ;

  • La chanson du gui

    Le soir étend sur les grands bois
    Son manteau d'ombre et de mystère ;
    Les vieux menhirs, dans la bruyère

  • La rose de l'absent

    (Légende du Moyen Age)
    Le beau chevalier était à la guerre...
    Le beau chevalier avait dit adieu

  • Le deuil du moulin

    Le vieux meunier dort, au fond d'un cercueil
    De chêne et de plomb, sous six pieds de terre,

  • Le pauvre gars

    Il était une fois un gars si laid, si laid
    Et si bête ! qu'aucune fille ne voulait
    Lui faire seulement l'aumône d'un sourire ;

  • Le vieux trouvère

    (Chanson)
    Dans ce temps-là, je n'avais rien,
    Rien du tout dans mon escarcelle,
    Et ma lyre était tout mon bien ;

  • Les trois chansons du carillon

    A M. Bertrand, pour le remercier de l'accueil tout...
    évangélique qu'il m'a fait dans ses bureaux du Patriote.

R

  • Renouveau

    Ben oui, notre amour était mort
    Sous les faux des moissons dernières,
    (La javelle fut son suaire ...)

  • Requiescat in pace

    Comme s'effeuille une rose
    L'amante dolente aux traits
    Ravagés par la chlorose
    Est morte au soir des regrets

S

  • Stances à la châtelaine

    Madame, c'est moi qui viens.
    Moi, cela ne vous dit rien !
    Je viens vous chanter quand même
    Ce que mon coeur a rimé

  • Sur la grand'route

    Nous sommes les crève-de-faim
    Les va-nu-pieds du grand chemin
    Ceux qu'on nomme les sans-patrie
    Et qui vont traînant leur boulet

  • Sur le pressoir

    Sous les étoiles de septembre
    Notre cour a l'air d'une chambre
    Et le pressoir d'un lit ancien ;
    Grisé par l'odeur des vendanges

U

  • Un crêpe au bras

    L'an dernier, je les vis encor
    Le petit frère aimable et rose
    Dans sa tunique à boutons d'or
    Avec sa soeur que la chlorose

V

  • Valse mystique

    A mon ami Abel Renault.
    Le soir, quand paraît la première étoile,
    Les coeurs de tous ceux qui sont morts d'amour