Dessus les bords d'une fontaine
D'humide mousse revêtus,
Dont l'onde à maints replis tortus
S'allait égarant dans la plaine,
Si l'on me dédaigne, je laisse
La cruelle avec son dédain,
Sans que j'attende au lendemain
De faire nouvelle maîtresse ;
Sonnet
Elle feint de m'aimer, pleine de mignardise,
Soupirant après moi, me voyant soupirer,
Sur la constance de son amitié
Amarillis toute pleine de grâce
Allait ces bords de ces fleurs dépouillant,
À la fin celui l'aura
Qui dernier la servira.
De ce coeur cent fois volage,
Plus que le vent animé,
Qui peut croire d'être aimé