Connaissez-vous mon Andalouse,
Plus belle que les plus beaux jours,
Folle amante, plus folle épouse,
A une jeune personne à la noble tournure, aux yeux grands et noirs.
Celle que j'aime a de grands yeux
J'aime ces doux oiseaux, qui promènent dans l'air
Leur vie et leur amour, et plus prompts que l'éclair,
Sonnet
La barque s'enfuyait sur l'onde fugitive ;
La nuit se prolongeant comme un paisible soir
A Herminie.
Je suis blonde et charmante,
Ailée et transparente,
Sylphe, follet léger, je suis fille de l'air,
Le soleil entraînant dans sa course lointaine
Les brûlantes vapeurs, vers d'autres horizons,
Sonnet
Comme un pur stalactite, oeuvre de la nature,
Le génie incompris apparaît à nos yeux.
Sonnet
Au levant de la nef, penchant son humide urne,
La nuit laisse tomber l'ombre triste du soir ;
Lorsque la douce nuit, comme une douce amante,
S'avance pas à pas, à la chute du jour,
A Herminie.
Ô toi, que mon amour profond et sans mélange
Formé de ton image et de ton souvenir,
Sonnet
Quand par le dur hiver tristement ramenée
La neige aux longs flocons tombe, et blanchit le toit,
L'ombre
Suit
Sombre
Nuit ;
Une
Lune
Brune
Luit.
Tranquille
L'air pur
Distille
L'azur ;
Le sage
Engage
Voyage
Bien sûr !
Sonnet
Vous êtes jeune et belle, et vos lèvres rieuses
N'ont que charmants souris tout fraîchement éclos ;