Poems by Marcel Dugas

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A

  • A la claire fontaine...

    Sur la plus haute branche le rossignol chantait...
    L'eau claire prit mon corps blessé d'amour, le roula,

  • A Saint-Malo...

    À Saint-Malo, beau port de mer... Une mer qui conduit
    vers un autre monde, une mer qui ignora longtemps le rêve

  • Arabesques

    La naïve espérance bat des ailes, joue dans l'azur, flotte
    comme un bouchon parfumé sur l'espace stellaire, revient sur

  • Au clair de la lune

    Au clair de la lune,
    Mon ami Pierrot,
    Prête-moi ta plume
    Pour t'écrire un mot.

  • Au poète

    Repose. Que le rêve divin hante ton cerveau sous la nuit
    de l'éternité. Pourquoi, d'ailleurs, fatiguerais-tu à nouveau

  • Avant-Propos

    Je me suis agenouillé devant les idoles, je me prosterne
    plus que jamais en présence du Dieu unique, créateur des

  • Avec toi...

    Avec toi, je ferais volontiers le tour de la terre.
    J'oublierais les fins dernières, le ciel et tant de choses.

B

  • Bacchanale

    Ils dansent sur un cratère; ils sont pâles et fiévreux,
    dévorés d'un grand mal.

  • Bois, car...

    «J'ai mis ma lèvre à la coupe d'argile,
    Pour y chercher le secret de la vie;
    Elle m'a dit: Tant que tu vis encore,

C

  • C'était un petit garçon...

    Il s'appelait Mathurin et, tout jeune, il s'était « engagé »
    dans les épluchettes de blé d'Inde comme violoneux. Il

E

F

  • Fantaisie

    Le brouillard emmaillote la ville de ses langes. Elle
    s'éveille mal, ou on dirait qu'elle a dormi enroulée dans un

G

  • Guy Delahaye

    Comme UNE EAU PURE destinée à des fruits choisis et
    rares, je t'ai gardé pour la fin.

I

  • Isabeau s'y promène...

    Isabeau! Ce n'est point de cette reine de Bavière qu'il sera
    parlé: Isabeau, belle et traîtresse, et « traînée dans la

  • Ivresse

    Elle me tient penché sur les gouffres. Mais je chasse ses
    invitations au suicide. En ma tristesse persiste encore le goût

  • Ma tristesse est en vous

    Ma tristesse est en vous, essaim bruissant de mes
    souvenirs, ma tristesse qui s'appuie avec des paumes tièdes à

J

  • Jeanne Nouguier

    I
    La montagne semble dormir roulée dans le soleil.
    Vos yeux errent sur ce paysage familier. Il est aussi

L

  • L'aurore sur le lac

    C'est l'aurore. Silence! Un grand silence à peine violé par
    un murmure d'herbe, de feuillages, ou l'aboiement d'un
    chien.

  • L'homme dans le champ de carnage

    À la mémoire d'Adolphe Olivier
    Ce champ, c'est nous-mêmes!
    Théâtre en chair et en os; réalité soumise à la joie, à

  • L'idéal maison

    J'avais construit ma maison sur un ciel de nuages et de
    zéphyr. Et pour que nul ne me dérobe mes tableaux, mes

  • La douleur de la ville qui monte au firmament

    Cinéma
    Le jour, selon son habitude séculaire, ramène ses tuniques

  • La défaite du printemps

    Sur des terres d'où s'est enfuie la joie d'aimer et de vivre,
    le soleil promène ses rayons: il marche tout le jour, environné

  • La nuit me regarde

    La nuit me regarde. Elle sait que je suis attentif à cette
    douleur qui est aussi celle qui a traversé, à certaines heures,

  • La vieillesse des hommes

    Ils sont vieux de milliers de siècles; ce n'est pas l'aurore
    d'hier qui les a vus naître. Ils portent le fardeau des siècles,

  • Le soir sur le lac

    Voici le soir, chère âme, qui demande pâture à tout ce qui
    peut créer en toi le frisson ou l'extase.
    Voici le soir.

M

  • Mademoiselle Italie

    Elle se tient droite et figée, près de l'orgue de Barbarie, et
    elle a l'air de reposer, tant ses beaux yeux bruns sont calmes,

  • Matins

    Matins de la naissance du monde qui se levaient dans le
    rire du paradis terrestre où, sur un lit de roses, Ève, nue,

N

  • Nuit sacrée

    Nuit sacrée, de chair triomphante!
    Je te bois, je te respire comme une terre desséchée

P

  • Paillasse sur l'horizon

    La nature, fatiguée du froid, cède à la moiteur du dégel;
    du sein de la terre en rumeur bruit l'espoir des enfantements

  • Paradis

    Ton nom
    Ton nom, je le murmure en moi-même, comme si c'était
    une prière.

  • Paroles en liberté

  • Paul Morin

    Ton grenier, ce n'est plus qu'une arche flottante dans la
    nuit du néant.

  • Phèdre

    Mes yeux sont éblouis du jour que je revoi.
    Et mes genoux tremblants se dérobent sous moi.
    Racine

  • Prière

    Mon Dieu, du sein de ma détresse, je me surprends,
    comme jadis alors que la foi abondait dans mon âme, à crier

Q

  • Quelque part, une ville...

    Le soleil dans un azur qui semble déborder comme d'un
    vase trop plein.
    Des causses qui pleurent de toutes leurs déchirures:

R

  • René Chopin

    Tu portes ton coeur en exil comme l'autre René présentait
    le sien en écharpe.

  • Rébus

    I
    Le dieu plonge et disparaît dans la mer. Il dort au fond des
    eaux qui lui servent de berceau liquide. Son linceul, ce sont

S

  • Soirs

    Soirs où la chair n'est qu'une grande plainte désolée vers
    les étoiles...

  • Sur le pont d'Avignon

    Sur le pont d'Avignon tout le monde y passe:
    Choses, bêtes et gens.
    Beaux et Belles, bras dessus, bras dessous.

T

  • Tentation

    Je vais partir d'un pas libre et rapide; rien ne me lie à
    aucune rive, à aucun bonheur, à aucune joie; je suis libre dans

U

  • Un Canadien errant

    Pourquoi pleures-tu? Jamais larmes ne furent plus vaines,
    plus absorbées par le temps et l'espace. Tu les verserais sur la

V

  • V'là l'bon vent

    V'là l'bon vent, et caressant aussi.
    Ma mie m'appelle, mais irai-je? Non, je resterai là, sur le

  • Vive la Canadienne...

    I
    Elle tend son front d'ambre ou de lys vers le ciel.
    Elle prie:
    Et c'est son coeur qui de sa bouche s'envole.
    II