Sur la plus haute branche le rossignol chantait...
L'eau claire prit mon corps blessé d'amour, le roula,
À Saint-Malo, beau port de mer... Une mer qui conduit
vers un autre monde, une mer qui ignora longtemps le rêve
La naïve espérance bat des ailes, joue dans l'azur, flotte
comme un bouchon parfumé sur l'espace stellaire, revient sur
Au clair de la lune,
Mon ami Pierrot,
Prête-moi ta plume
Pour t'écrire un mot.
Repose. Que le rêve divin hante ton cerveau sous la nuit
de l'éternité. Pourquoi, d'ailleurs, fatiguerais-tu à nouveau
Je me suis agenouillé devant les idoles, je me prosterne
plus que jamais en présence du Dieu unique, créateur des
Avec toi, je ferais volontiers le tour de la terre.
J'oublierais les fins dernières, le ciel et tant de choses.
Ils dansent sur un cratère; ils sont pâles et fiévreux,
dévorés d'un grand mal.
«J'ai mis ma lèvre à la coupe d'argile,
Pour y chercher le secret de la vie;
Elle m'a dit: Tant que tu vis encore,
Il s'appelait Mathurin et, tout jeune, il s'était « engagé »
dans les épluchettes de blé d'Inde comme violoneux. Il
Les beaux canards - rouli, roulant - ouvrent leurs bouches
ensanglantées.
Le brouillard emmaillote la ville de ses langes. Elle
s'éveille mal, ou on dirait qu'elle a dormi enroulée dans un
Comme UNE EAU PURE destinée à des fruits choisis et
rares, je t'ai gardé pour la fin.
Isabeau! Ce n'est point de cette reine de Bavière qu'il sera
parlé: Isabeau, belle et traîtresse, et « traînée dans la
Elle me tient penché sur les gouffres. Mais je chasse ses
invitations au suicide. En ma tristesse persiste encore le goût
Ma tristesse est en vous, essaim bruissant de mes
souvenirs, ma tristesse qui s'appuie avec des paumes tièdes à
I
La montagne semble dormir roulée dans le soleil.
Vos yeux errent sur ce paysage familier. Il est aussi
C'est l'aurore. Silence! Un grand silence à peine violé par
un murmure d'herbe, de feuillages, ou l'aboiement d'un
chien.
À la mémoire d'Adolphe Olivier
Ce champ, c'est nous-mêmes!
Théâtre en chair et en os; réalité soumise à la joie, à
J'avais construit ma maison sur un ciel de nuages et de
zéphyr. Et pour que nul ne me dérobe mes tableaux, mes
Cinéma
Le jour, selon son habitude séculaire, ramène ses tuniques
Sur des terres d'où s'est enfuie la joie d'aimer et de vivre,
le soleil promène ses rayons: il marche tout le jour, environné
La nuit me regarde. Elle sait que je suis attentif à cette
douleur qui est aussi celle qui a traversé, à certaines heures,
Ils sont vieux de milliers de siècles; ce n'est pas l'aurore
d'hier qui les a vus naître. Ils portent le fardeau des siècles,
Voici le soir, chère âme, qui demande pâture à tout ce qui
peut créer en toi le frisson ou l'extase.
Voici le soir.
Elle se tient droite et figée, près de l'orgue de Barbarie, et
elle a l'air de reposer, tant ses beaux yeux bruns sont calmes,
Matins de la naissance du monde qui se levaient dans le
rire du paradis terrestre où, sur un lit de roses, Ève, nue,
Nuit sacrée, de chair triomphante!
Je te bois, je te respire comme une terre desséchée
La nature, fatiguée du froid, cède à la moiteur du dégel;
du sein de la terre en rumeur bruit l'espoir des enfantements
Ton nom
Ton nom, je le murmure en moi-même, comme si c'était
une prière.
Ton grenier, ce n'est plus qu'une arche flottante dans la
nuit du néant.
Mes yeux sont éblouis du jour que je revoi.
Et mes genoux tremblants se dérobent sous moi.
Racine
Mon Dieu, du sein de ma détresse, je me surprends,
comme jadis alors que la foi abondait dans mon âme, à crier
Le soleil dans un azur qui semble déborder comme d'un
vase trop plein.
Des causses qui pleurent de toutes leurs déchirures:
Tu portes ton coeur en exil comme l'autre René présentait
le sien en écharpe.
I
Le dieu plonge et disparaît dans la mer. Il dort au fond des
eaux qui lui servent de berceau liquide. Son linceul, ce sont
Soirs où la chair n'est qu'une grande plainte désolée vers
les étoiles...
Sur le pont d'Avignon tout le monde y passe:
Choses, bêtes et gens.
Beaux et Belles, bras dessus, bras dessous.
Je vais partir d'un pas libre et rapide; rien ne me lie à
aucune rive, à aucun bonheur, à aucune joie; je suis libre dans
Pourquoi pleures-tu? Jamais larmes ne furent plus vaines,
plus absorbées par le temps et l'espace. Tu les verserais sur la
V'là l'bon vent, et caressant aussi.
Ma mie m'appelle, mais irai-je? Non, je resterai là, sur le
I
Elle tend son front d'ambre ou de lys vers le ciel.
Elle prie:
Et c'est son coeur qui de sa bouche s'envole.
II