Cette nuit (noble accord des êtres et des choses)
En un palais, le plus tranquille des tombeaux,
Puisque de mes destins l'arrêt est prononcé
Et qu'aux profanes cris de la grande adultère,
Pétard qui tranche de la bombe,
Le Winchester a retenti :
Ton doux vol s'est brisé, colombe,
Petit point au ciel, tout petit...
J'ai sablé le vin, j'ai humé les roses ;
J'ai cueilli la fleur du plus beau baiser :
Je ne trouve plus au fond de ces choses
Tableau qui mes peines dissipe,
Je contemple en m'attendrissant
Le village fumant sa pipe
Aux pieds du soir incandescent.
Les feuilles tombent ; c'est l'automne
Et mes jours s'en vont au tombeau,
Il n'est plus de mal qui m'étonne,
( Io! le Délien est né !
J. Tahureau. Ode à Estienne Iodelle)
Si, parjure aux Grâces attiques,
D'une brosse maldocte elle a,
ou le retour à Ithaque
Chère, après tant de maux, ton front renaît plus beau
(Redevenus époux, comme tu nous appelles),