Poems by Stuart Merrill

usamerican poetry

A

C

  • Ce fut en un soir où les chansons

    Ce fut en un soir où les chansons
    Des amants liés par leurs mains lasses
    Mouraient, ô Dame pâle qui passes,

  • Chanson

    A l'heure du réveil des sèves
    L'Amour, d'un geste las,
    Sème les rimes et les rêves
    Parmi les lis et les lilas.

  • Crépuscule d'automne

    Sous le souffle étouffé des vents ensorceleurs
    J'entends sourdre sous bois les sanglots et les rêves :

D

E

  • Eté

    Le clair soleil d'avril ruisselle au long des bois.
    Sous les blancs cerisiers et sous les lilas roses

H

  • Hantise

    A EPHRAÏM MIKHAËL.
    Par les vastes forêts, à l'heure vespérale,
    Les ruisseaux endormeurs modulent leurs sanglots :

J

L

  • La douleur de la princesse

    A PAUL VERLAINE.
    I
    Par le jardin royal, en l'arôme des roses,
    La princesse aux yeux pers, soeur nubile des fleurs,

  • La flûte

    A STEPHANE MALLARME
    Au temps du gazouillis des feuilles, en avril,
    La voix du divin Pan s'avive de folie,

  • Le lierre noir et la rose églantine

    Le lierre noir et la rose églantine
    Défendent les portes du jardin
    Où le soir d'un printemps qui s'obstine

  • Le ménétrier

    Etouffant en la nuit la rumeur de ses pas
    Le vieux ménétrier sous l'horreur de la lune

M

N

  • Nocturne

    A JORIS-KARL HUYSMANS
    La blême lune allume en la mare qui luit
    Miroir des gloires d'or, un émoi d'incendie.

O

  • Oubli

    I
    Mon coeur, ô ma Chimère, est une cathédrale
    Où mes chastes pensers, idolâtres du Beau,

  • Ô narcisses et chrysanthèmes

    Ô narcisses et chrysanthèmes
    De ce crépuscule d'automne
    Où nos voix reprenaient les thèmes
    Tant tristes du vent monotone !

  • Ô paix de ce pays d'ici

    Ô paix de ce pays d'ici
    Où jadis nous nous aimâmes
    Par nos corps et par nos âmes,
    Ô paix de ce pays d'ici !

R

  • Refrains mélancoliques

    A STÉPHANE MALLARMÉ
    I
    O l'ineffable horreur des étés somnolents
    Où les lilas au long des jardins s'alanguissent

T

U

V

  • Vers vagues

    Le fébrile frisson des murmures d'amour
    M'émeut ce soir les nerfs et vieillit ma mémoire.