Poems by Théophile Gautier

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A

  • A deux beaux yeux

    Vous avez un regard singulier et charmant ;
    Comme la lune au fond du lac qui la reflète,

  • A travers les soupirs, les plaintes et le râle

    A travers les soupirs, les plaintes et le râle
    Poursuivons jusqu'au bout la funèbre spirale
    De ses détours maudits.

  • A une robe rose

    Que tu me plais dans cette robe
    Qui te déshabille si bien,
    Faisant jaillir ta gorge en globe,
    Montrant tout nu ton bras païen !

  • Adieux à la poésie

    Allons, ange déchu, ferme ton aile rose ;
    Ôte ta robe blanche et tes beaux rayons d'or ;

  • Affinités secrètes

    Madrigal panthéiste
    Dans le fronton d'un temple antique,
    Deux blocs de marbre ont, trois mille ans,

  • Albertus, CX

    Chauves-souris, hiboux, chouettes, vautours chauves,
    Grands-ducs, oiseaux de nuit aux yeux flambants et fauves,

  • Albertus, CXI

    Une flamme jetant une clarté bleuâtre,
    Comme celle du punch, éclairait le théâtre.

  • Albertus, CXII

    Squelettes conservés dans les amphithéâtres,
    Animaux empaillés, monstres, foetus verdâtres,

  • Albertus, I

    Sur le bord d'un canal profond dont les eaux vertes
    Dorment, de nénufars et de bateaux couvertes,

  • Albertus, II

    Confort et far-niente ! - toute une poésie
    De calme et de bien-être, à donner fantaisie

  • All poems of Théophile Gautier beginning with the letter A

B

  • Baiser rose, baiser bleu

    À table, l'autre jour, un réseau de guipure,
    Comme un filet d'argent sur un marbre jeté,

  • Bûchers et tombeaux

    Le squelette était invisible,
    Au temps heureux de l'Art païen ;
    L'homme, sous la forme sensible,

C

  • Caerulei oculi

    Une femme mystérieuse,
    Dont la beauté trouble mes sens,
    Se tient debout, silencieuse,
    Au bord des flots retentissants.

  • Camélia et Pâquerette

    On admire les fleurs de serre
    Qui loin de leur soleil natal,
    Comme des joyaux mis sous verre,
    Brillent sous un ciel de cristal.

  • Carmen

    Carmen est maigre - un trait de bistre
    Cerne son oeil de gitana ;
    Ses cheveux sont d'un noir sinistre ;

  • Ce que disent les hirondelles

    Chanson d'automne
    Déjà plus d'une feuille sèche
    Parsème les gazons jaunis ;
    Soir et matin, la brise est fraîche,

  • Consolation

    Ne sois pas étonné si la foule, ô poète,
    Dédaigne de gravir ton oeuvre jusqu'au faîte ;

  • Contralto

    On voit dans le Musée antique,
    Sur un lit de marbre sculpté,
    Une statue énigmatique
    D'une inquiétante beauté.

  • Coquetterie posthume

    Quand je mourrai, que l'on me mette,
    Avant de clouer mon cercueil,
    Un peu de rouge à la pommette,

D

  • Dans la Sierra

    J'aime d'un fol amour les monts fiers et sublimes !
    Les plantes n'osent pas poser leurs pieds frileux

  • Dernier voeu

    Voilà longtemps que je vous aime :
    - L'aveu remonte à dix-huit ans ! -
    Vous êtes rose, je suis blême ;

  • Diamant du coeur

    Tout amoureux, de sa maîtresse,
    Sur son coeur ou dans son tiroir,
    Possède un gage qu'il caresse

E

F

  • Fantaisies d'hiver

    I
    Le nez rouge, la face blême,
    Sur un pupitre de glaçons,
    L'Hiver exécute son thème
    Dans le quatuor des saisons.

  • Fumée

    Là-bas, sous les arbres s'abrite
    Une chaumière au dos bossu ;
    Le toit penche, le mur s'effrite,

I

  • In deserto

    Les pitons des sierras, les dunes du désert,
    Où ne pousse jamais un seul brin d'herbe vert ;

J

L

  • L'art

    Oui, l'oeuvre sort plus belle
    D'une forme au travail
    Rebelle,
    Vers, marbre, onyx, émail.
    Point de contraintes fausses !

  • L'aveugle

    Un aveugle au coin d'une borne,
    Hagard comme au jour un hibou,
    Sur son flageolet, d'un air morne,

  • L'Escurial

    Posé comme un défi tout près d'une montagne,
    L'on aperçoit de loin dans la morne campagne

  • L'horloge

    Vulnerant omnes, ultima necat.
    La voiture fit halte à l'église d'Urrugne,
    Nom rauque, dont le son à la rime répugne,

  • L'obélisque de Luxor

    Je veille, unique sentinelle
    De ce grand palais dévasté,
    Dans la solitude éternelle,
    En face de l'immensité.

  • L'obélisque de Paris

    Sur cette place je m'ennuie,
    Obélisque dépareillé ;
    Neige, givre, bruine et pluie
    Glacent mon flanc déjà rouillé ;

  • La bonne soirée

    Quel temps de chien ! - il pleut, il neige ;
    Les cochers, transis sur leur siège,
    Ont le nez bleu.

  • La caravane

    La caravane humaine au Sahara du monde,
    Par ce chemin des ans qui n'a pas de retour,

  • La chimère

    Une jeune chimère, aux lèvres de ma coupe,
    Dans l'orgie, a donné le baiser le plus doux

  • La fellah

    Caprice d'un pinceau fantasque
    Et d'un impérial loisir,
    Votre fellah, sphinx qui se masque,
    Propose une énigme au désir.

  • All poems of Théophile Gautier beginning with the letter L

M

N

  • Ne me sois pas marâtre, ô nature chérie

    Ne me sois pas marâtre, ô nature chérie,
    Redonne un peu de sève à la plante flétrie
    Qui ne veut pas mourir ;

  • Noël

    Le ciel est noir, la terre est blanche ;
    - Cloches, carillonnez gaîment ! -
    Jésus est né ; - la Vierge penche

O

  • Odelette anacréontique

    Pour que je t'aime, ô mon poëte,
    Ne fais pas fuir par trop d'ardeur
    Mon amour, colombe inquiète,
    Au ciel rose de la pudeur.

P

  • Pendant la tempête

    La barque est petite et la mer immense ;
    La vague nous jette au ciel en courroux,
    Le ciel nous renvoie au flot en démence :

  • Perspective

    Sur le Guadalquivir, en sortant de Séville,
    Quand l'oeil à l'horizon se tourne avec regret,

  • Plaintive tourterelle

    Plaintive tourterelle,
    Qui roucoules toujours,
    Veux-tu prêter ton aile
    Pour servir mes amours !
    Comme toi, pauvre amante,

  • Pluie

    Ce nuage est bien noir : - sur le ciel il se roule,
    Comme sur les galets de la côte une houle.

  • Premier sourire du printemps

    Tandis qu'à leurs oeuvres perverses
    Les hommes courent haletants,
    Mars qui rit, malgré les averses,

R

  • Rondalla

    Enfant aux airs d'impératrice,
    Colombe aux regards de faucon,
    Tu me hais, mais c'est mon caprice,

S

T

  • Tristesse en mer

    Les mouettes volent et jouent ;
    Et les blancs coursiers de la mer,
    Cabrés sur les vagues, secouent

U

  • Une âme

    C'était une âme neuve, une âme de créole,
    Toute de feu, cachant à ce monde frivole
    Ce qui fait le poète, un inquiet désir

V

  • Vieux de la vieille

    15 décembre
    Par l'ennui chassé de ma chambre,
    J'errais le long du boulevard :
    IL faisait un temps de décembre,