written by Alphonse BeauregardJ'ai dit à la forêt haute et pleine d'orgueil :
" Tuer, seul me déride ;
J'irai dans tes abris dépister le chevreuil
Et le lièvre timide. "
Lors la forêt m'offrit, pour mon repos du soir,
Un lit d'herbe et de mousse
Où la lune envoyait, entre les rameaux noirs,
Une lumière douce.
Je sommeillais lorsque des grenouilles sautant,
Nombreuses et pressées,
Se formèrent en choeur de musique imitant
Des guitares pincées.
Et comme pour répondre à l'orchestre du sol
Par des voix plus parfaites,
Par des accents venus du ciel, des rossignols
Chantaient parmi les faîtes.
L'âme bonne, au milieu du concert sans apprêts,
Je songeais sur ma couche,
À tous ceux-là, chasseurs, colons, que la forêt
A dévorés, farouche.
Au jour quand un chevreuil, avançant avec soin,
Prit l'ordinaire pente,
Par gratitude envers la nature obligeante,
Je ne le tuai point.
written by Alphonse Beauregard, published on Thu 10.15.2009 at 21:56
C'est la neige tourbillonnante
Qui voltige dans l'air, mousseline vivante,
La neige qui s'arma, dans l'extase du froid,
written by Alphonse Beauregard, published on Tue 10.06.2009 at 07:52
Le sentier que j'aime le mieux
Quitte en sournois la route blanche
Où passent trop de curieux,
Et disparait entre les branches.
written by Alphonse Beauregard, published on Fri 09.25.2009 at 08:06
Ainsi qu'en embuscade au socle qui l'attache
Et nu, comme autrefois ses aïeux au désert,
written by Alphonse Beauregard, published on Mon 08.31.2009 at 06:08
Ô les mots qu'on adresse à la femme attirante,
Les mots qu'on veut badins, spirituels, charmeurs ;
written by Alphonse Beauregard, published on Sun 08.09.2009 at 20:23
I
Sur l'immensité noire une lumière brille
Et se dirige à la rencontre du steamer
written by Alphonse Beauregard, published on Sat 02.21.2009 at 04:14
La montagne portait sa robe d'or bruni,
Or fragile tombant, feuille à feuille, des branches,