written by Alphonse BeauregardJe connais, dans les Apalaches,
Un val séduisant qui se cache
Comme un rêve ingénu ;
Un val aux pentes fantaisistes
Où se promène, dans les schistes,
Un ruisseau bienvenu.
Quand, brusquement, on le découvre
C'est un avenir clair qui s'ouvre,
Un sourire enjôleur
À quoi l'âme n'était pas prête,
On subit le charme, on s'arrête
À l'offre de bonheur.
Ici qu'il serait doux de vivre !
On s'imagine avec un livre,
Assis sous un pommier.
On a maison, femme et bagage...
Mais on pense au but du voyage,
Aux tracas coutumiers.
Les yeux ravis on part, on gagne
Le grand chemin ou la montagne ;
Au val on dit adieu,
Plein du pressentiment morose
D'abandonner, parce qu'on n'ose,
Un destin radieux.
written by Alphonse Beauregard, published on Thu 06.23.2011 at 19:54
Hanté de souvenirs, l'âme pleine d'images,
Je viens à ta beauté, seul, en pèlerinage,
Pays qui me fus bon.
written by Alphonse Beauregard, published on Mon 05.23.2011 at 07:30
Telle qu'une vapeur s'épaississant toujours,
La nuit grave s'étend sur les îles boisées ;
written by Alphonse Beauregard, published on Mon 04.18.2011 at 10:49
Quelle âme revêtir dans cette forêt vierge
Qui va, grimpant les monts, au ciel donner assaut,
written by Alphonse Beauregard, published on Fri 12.10.2010 at 13:12
Que chantent les grillons et s'allument les phares !
Un esprit est venu sur le fleuve houleux
written by Alphonse Beauregard, published on Tue 08.31.2010 at 07:22
Aux coups de feu la mouette
N'a pas changé de chemin,
Et sa brune silhouette
Sur le ciel rose et carmin
Se découpe nette.
written by Alphonse Beauregard, published on Wed 08.18.2010 at 19:25
Les joncs frémissent à peine
Sous le doux vent échappé
Des champs de trèfle coupé
Dans les lointains escarpés.