written by Anna de NoaillesJe m'appuierai si bien et si fort à la vie,
D'une si rude étreinte et d'un tel serrement,
Qu'avant que la douceur du jour me soit ravie
Elle s'échauffera de mon enlacement.
La mer, abondamment sur le monde étalée,
Gardera, dans la route errante de son eau,
Le goût de ma douleur qui est âcre et salée
Et sur les jours mouvants roule comme un bateau.
Je laisserai de moi dans le pli des collines
La chaleur de mes yeux qui les ont vu fleurir,
Et la cigale assise aux branches de l'épine
Fera vibrer le cri strident de mon désir.
Dans les champs printaniers la verdure nouvelle,
Et le gazon touffu sur le bord des fossés
Sentiront palpiter et fuir comme des ailes
Les ombres de mes mains qui les ont tant pressés.
La nature qui fut ma joie et mon domaine
Respirera dans l'air ma persistante ardeur,
Et sur l'abattement de la tristesse humaine
Je laisserai la forme unique de mon coeur...
written by Anna de Noailles, published on Sat 08.07.2010 at 07:35
Incorruptible azur, déesse lumineuse,
Puisque vous avez bien voulu me visiter,
written by Anna de Noailles, published on Thu 07.08.2010 at 16:22
Vous êtes mort un soir à l'heure où le jour cesse.
Ce fut soudain. La douce et terrible paresse
written by Anna de Noailles, published on Wed 07.07.2010 at 02:13
Si tu veux nous ferons notre maison si belle
Que nous y resterons les étés et l'hiver !
written by Anna de Noailles, published on Wed 06.30.2010 at 08:50
Nuits où meurent l'azur, les bruits et les contours,
Où les vives clartés s'éteignent une à une,
written by Anna de Noailles, published on Tue 11.17.2009 at 23:19
C'est l'hiver sans parfum ni chants...
Dans le pré, les brins de verdure
Percent de leurs jets fléchissants
written by Anna de Noailles, published on Wed 10.21.2009 at 17:56
Mon ami, quels ennuis vous donnent de l'humeur ?
Le vivre vous chagrine et le mourir vous fâche.