written by Charles BaudelaireVous êtes un beau ciel d'automne, clair et rose !
Mais la tristesse en moi monte comme la mer,
Et laisse, en refluant sur ma lèvre morose
Le souvenir cuisant de son limon amer.
- Ta main se glisse en vain sur mon sein qui se pâme ;
Ce qu'elle cherche, amie, est un lieu saccagé
Par la griffe et la dent féroce de la femme.
Ne cherchez plus mon coeur ; les bêtes l'ont mangé.
Mon coeur est un palais flétri par la cohue ;
On s'y soûle, on s'y tue, on s'y prend aux cheveux !
- Un parfum nage autour de votre gorge nue !...
Ô Beauté, dur fléau des âmes, tu le veux !
Avec tes yeux de feu, brillants comme des fêtes,
Calcine ces lambeaux qu'ont épargnés les bêtes !
written by Charles Baudelaire, published on Sat 03.01.2008 at 10:02
Rappelez-vous l'objet que nous vîmes, mon âme,
Ce beau matin d'été si doux :
Au détour d'un sentier une charogne infâme
written by Charles Baudelaire, published on Sat 03.01.2008 at 00:05
My sister, my child
imagine, exiled,
The sweetness, of being there, we two!
To live and to sigh,
to love and to die,
written by Charles Baudelaire, published on Tue 02.26.2008 at 06:23
Le soleil s'est couvert d'un crêpe. Comme lui,
Ô Lune de ma vie ! emmitoufle-toi d'ombre ;
written by Charles Baudelaire, published on Sun 02.03.2008 at 03:50
Toi qui, comme un coup de couteau,
Dans mon coeur plaintif es entrée ;
Toi qui, forte comme un troupeau
written by Charles Baudelaire, published on Sat 02.02.2008 at 14:51
Bizarre déité, brune comme les nuits,
Au parfum mélangé de musc et de havane,
Oeuvre de quelque obi, le Faust de la savane,
written by Charles Baudelaire, published on Sun 12.23.2007 at 14:30
(The speaker addresses himself)
Lighten up, you bitch, stop being so bitter.
You lobbied for night. It falls. Right here.