written by Charles BaudelaireLes cloîtres anciens sur leurs grandes murailles
Etalaient en tableaux la sainte Vérité,
Dont l'effet, réchauffant les pieuses entrailles,
Tempérait la froideur de leur austérité.
En ces temps où du Christ florissaient les semailles,
Plus d'un illustre moine, aujourd'hui peu cité,
Prenant pour atelier le champ des funérailles,
Glorifiait la Mort avec simplicité.
- Mon âme est un tombeau que, mauvais cénobite,
Depuis l'éternité je parcours et j'habite ;
Rien n'embellit les murs de ce cloître odieux.
Ô moine fainéant ! quand saurai-je donc faire
Du spectacle vivant de ma triste misère
Le travail de mes mains et l'amour de mes yeux ?
written by Charles Baudelaire, published on Wed 08.17.2011 at 03:36
Rubens, fleuve d'oubli, jardin de la paresse,
Oreiller de chair fraîche où l'on ne peut aimer,
written by Charles Baudelaire, published on Sat 07.23.2011 at 10:31
Vous pouvez mépriser les yeux les plus célèbres,
Beaux yeux de mon enfant, par où filtre et s'enfuit
written by Charles Baudelaire, published on Sat 07.09.2011 at 16:20
Quand je te vois passer, ô ma chère indolente,
Au chant des instruments qui se brise au plafond
written by Charles Baudelaire, published on Mon 07.04.2011 at 04:35
Ce soir, la lune rêve avec plus de paresse ;
Ainsi qu'une beauté, sur de nombreux coussins,
written by Charles Baudelaire, published on Sat 07.02.2011 at 17:34
Le regard singulier d'une femme galante
Qui se glisse vers nous comme le rayon blanc
written by Charles Baudelaire, published on Sun 06.26.2011 at 09:09
Have pity, You alone whom I adore
From down this black pit where my heart is sped,
A sombre universe ringed round with lead