written by Émile VerhaerenArdeur des sens, ardeur des coeurs, ardeur des âmes,
Vains mots créés par ceux qui diminuent l'amour ;
Soleil, tu ne distingues pas d'entre tes flammes
Celles du soir, de l'aube ou du midi des jours.
Tu marches aveuglé par ta propre lumière,
Dans le torride azur, sous les grands cieux cintrés,
Ne sachant rien, sinon que ta force est plénière
Et que ton feu travaille aux mystères sacrés.
Car aimer, c'est agir et s'exalter sans trêve ;
O toi, dont la douceur baigne mon coeur altier,
A quoi bon soupeser l'or pur de notre rêve ?
Je t'aime tout entière, avec mon être entier.
written by Émile Verhaeren, published on Mon 11.30.2009 at 07:28
Sitôt que nos bouches se touchent,
Nous nous sentons tant plus clairs de nous-mêmes
Que l'on dirait des Dieux qui s'aiment
written by Émile Verhaeren, published on Sun 11.29.2009 at 11:22
En ces heures de soirs et de brumes ployés
Sur des fleuves partis vers des fleuves sans bornes,
written by Émile Verhaeren, published on Sun 11.15.2009 at 22:58
En ce rugueux hiver où le soleil flottant
S'échoue à l'horizon comme une lourde épave,
written by Émile Verhaeren, published on Thu 11.12.2009 at 20:11
... Sois ton bourreau toi-même ;
N'abandonne le soin de te martyriser
A personne, jamais. Donne ton seul baiser
written by Émile Verhaeren, published on Sat 11.07.2009 at 22:22
La petite Vierge Marie
Passe les soirs de mai par la prairie,
Ses pieds légers frôlant les brumes,
written by Émile Verhaeren, published on Sun 11.01.2009 at 23:35
Pauvres vieilles cités par les plaines perdues,
Dites de quel grand plan de gloire,
Vers la vie humble et dérisoire,