written by Émile VerhaerenEt qu'importe d'où sont venus ceux qui s'en vont,
S'ils entendent toujours un cri profond
Au carrefour des doutes !
Mon corps est lourd, mon corps est las,
Je veux rester, je ne peux pas ;
L'âpre univers est un tissu de routes
Tramé de vent et de lumière ;
Mieux vaut partir, sans aboutir,
Que de s'asseoir, même vainqueur, le soir,
Devant son oeuvre coutumière,
Avec, en son coeur morne, une vie
Qui cesse de bondir au-delà de la vie.
written by Émile Verhaeren, published on Thu 07.03.2008 at 10:52
Trouant de tes rayons sans nombre
Le feuillage léger,
Soleil,
Tu promènes, comme un berger,
Le tranquille troupeau des ombres
written by Émile Verhaeren, published on Wed 06.18.2008 at 05:23
Par les pays des soirs, au nord de ma tristesse,
Mous d'automne, le vent se pleure en de la pluie
written by Émile Verhaeren, published on Tue 06.17.2008 at 13:17
Rayures d'eau, longues feuilles couleur de brique,
Par mes plaines d'éternité comme il en tombe !
written by Émile Verhaeren, published on Mon 06.09.2008 at 20:13
Oh ! ces villes, par l'or putride envenimées !
Clameurs de pierre et vols et gestes de fumées,
written by Émile Verhaeren, published on Thu 05.29.2008 at 15:24
Dans un pesant repos d'après-midi vermeil,
Les stalles en vieux chêne éteint sont alignées,
written by Émile Verhaeren, published on Mon 05.19.2008 at 03:05
Le corps ployé sur ma fenêtre,
Les nerfs vibrants et sonores de bruit,
J'écoute avec ma fièvre et j'absorbe, en mon être,