written by Émile VerhaerenBien que déjà, ce soir
L'automne
Laisse aux sentes et aux orées,
Comme des mains dorées,
Lentes, les feuilles choir,
Bien que déjà l'automne,
Ce soir, avec ses bras de vent,
Moissonne,
Sur les rosiers fervents
Les pétales et leur pâleur,
Ne laissons rien de nos deux âmes
Tomber soudain avec ces fleurs.
Mais tous les deux, autour des flammes
De l'âtre en or de souvenir,
Mais tous les deux, blottissons-nous,
Les mains au feu et les genoux.
Contre les deuils cachés dans l'avenir,
Contre le temps qui fixe à toute ardeur sa fin,
Contre notre terreur, contre nous-mêmes enfin,
Blottissons-nous, près du foyer,
Que la mémoire en nous fait flamboyer.
Et si l'automne obère
A grands pans d'ombre et d'orages planants,
Les bois, les pelouses et les étangs,
Que sa douleur du moins n'altère
L'intérieur jardin tranquillisé,
Où s'unissent, dans la lumière,
Les pas égaux de nos pensées.
written by Émile Verhaeren, published on Fri 10.02.2009 at 13:26
On le croyait fondateur de la ville,
Venu de pays clairs et lointains,
Avec sa crosse entre les mains,
written by Émile Verhaeren, published on Tue 09.29.2009 at 01:14
Le monde est fait avec des astres et des hommes.
Là-haut,
Depuis quels temps à tout jamais silencieux,
Là-haut,
written by Émile Verhaeren, published on Sun 09.13.2009 at 23:35
Pâles, nerveux et seuls, les tragiques malades
Vivent avec leurs maux. Ils regardent le soir
written by Émile Verhaeren, published on Sat 09.12.2009 at 18:59
Par les chemins bordés de pueils
Rôde en maraude
Le donneur de mauvais conseils.
La vieille carriole aux tons groseille
written by Émile Verhaeren, published on Fri 09.11.2009 at 03:28
Frère Jacques, frère Jacques,
Réveille-toi de ton sommeil d'hiver
Les fins taillis sont déjà verts
written by Émile Verhaeren, published on Sat 09.05.2009 at 20:36
C'est un bazar, au bout des faubourgs rouges :
Etalages toujours montants, toujours accrus,