written by Émile VerhaerenEt qu'importent et les pourquoi et les raisons
Et qui nous fûmes et qui nous sommes :
Tout doute est mort, en ce jardin de floraisons
Qui s'ouvre en nous et hors de nous, si loin des hommes.
Je ne raisonne pas, et ne veux pas savoir
Et rien ne troublera ce qui n'est que mystère
Et qu'élans doux et que ferveur involontaire
Et que tranquille essor vers nos parvis d'espoir.
Je te sens claire, avant de te comprendre telle ;
Et c'est ma joie, infiniment,
De m'éprouver si doucement aimant
Sans demander pourquoi ta voix m'appelle.
Soyons simples et bons - et que le jour
Nous soit tendresse et lumière servies,
Et laissons dire que la vie
N'est point faite pour un pareil amour.
written by Émile Verhaeren, published on Mon 10.01.2007 at 08:21
Le monde est trépidant de trains et de navires.
De l'Est à l'Ouest, du Sud au Nord,
Stridents et violents,
written by Émile Verhaeren, published on Tue 09.25.2007 at 16:48
L'immobile beauté
Des soirs d'été,
Sur les gazons où ils s'éploient,
Nous offre le symbole
Sans geste vain, ni sans parole,
written by Émile Verhaeren, published on Tue 09.11.2007 at 06:00
Parmi l'étang d'or sombre
Et les nénuphars blancs,
Un vol passant de hérons lents
Laisse tomber des ombres.
written by Émile Verhaeren, published on Fri 09.07.2007 at 04:25
Un soir plein de pourpres et de fleuves vermeils
Pourrit, par au-delà des plaines diminuées,
written by Émile Verhaeren, published on Tue 09.04.2007 at 05:54
I
Des buissons lumineux fusaient comme des gerbes ;
Mille insectes, tels des prismes, vibraient dans l'air ;
written by Émile Verhaeren, published on Sun 09.02.2007 at 16:55
Mon coeur, Je l'ai rempli du beau tumulte humain :
Tout ce qui fut vivant et haletant sur terre,