written by Émile VerhaerenSous le fuligineux étain d'un ciel d'hiver,
Le froid gerce le sol des plaines assoupies,
La neige adhère aux flancs râpés d'un talus vert
Et par le vide entier grincent des vols de pies.
Avec leurs fins rameaux en serres de harpies,
De noirs taillis méchants s'acharnent à griffer,
Un tas de feuilles d'or pourrissent en charpies ;
On s'imagine entendre au loin casser du fer.
C'est l'infini du gel cruel, il incarcère
Notre âme en un étau géant qui se resserre,
Tandis qu'avec un dur et sec et faux accord
Une cloche de bourg voisin dit sa complainte,
Martèle obstinément l'âpre silence - et tinte
Que, dans le soir, là-bas, on met en terre un mort.
written by Émile Verhaeren, published on Sun 08.21.2011 at 14:12
Depuis l'été que se brisa sur elle
Le dernier coup d'éclair et de tonnerre,
Le silence n'est point sorti
De la bruyère.
written by Émile Verhaeren, published on Sun 08.21.2011 at 08:29
Les complaintes qu'on va chantant par la grand'route
Avec leurs vieux refrains de banal désespoir,
written by Émile Verhaeren, published on Sat 08.20.2011 at 23:38
Sur la route, près des labours,
Le forgeron énorme et gourd,
Depuis les temps déjà si vieux, que fument
written by Émile Verhaeren, published on Thu 08.18.2011 at 18:09
En un creux de terrain aussi profond qu'un antre,
Les étangs s'étalaient dans leur sommeil moiré,
written by Émile Verhaeren, published on Sun 08.07.2011 at 07:36
Lorsque la pourpre et l'or d'arbre en arbre festonnent
Les feuillages lassés de soleil irritant,
written by Émile Verhaeren, published on Wed 07.27.2011 at 06:07
Ô le calme jardin d'été où rien ne bouge !
Sinon là-bas, vers le milieu
De l'étang clair et radieux,