written by Emile NelliganIls défilent au chant étoffé des sandales,
Le chef bas, égrenant de massifs chapelets,
Et le soir qui s'en vient, du sang de ses reflets
Mordore la splendeur funéraire des dalles.
Ils s'effacent soudain, comme en de noirs dédales,
Au fond des corridors pleins de pourpres relais
Où de grands anges peints aux vitraux verdelets
Interdisent l'entrée aux terrestres scandales.
Leur visage est funèbre, et dans leurs yeux sereins
Comme les horizons vastes des cieux marins,
Flambe l'austérité des froides habitudes.
La lumière céleste emplit leur large esprit,
Car l'Espoir triomphant creusa les solitudes
De ces silencieux spectres de Jésus-Christ.
written by Émile Verhaeren, published on Sat 07.12.2008 at 04:06
C'était un doux pays illuminé de plaines
Où circulaient de longs troupeaux
Dont on voyait les laines
written by Émile Verhaeren, published on Thu 07.10.2008 at 20:12
Par les plaines de ma crainte, tournée au Nord,
Voici le vieux berger des Novembres qui corne,
written by Émile Verhaeren, published on Tue 07.08.2008 at 14:31
Et qu'importe d'où sont venus ceux qui s'en vont,
S'ils entendent toujours un cri profond
Au carrefour des doutes !
written by Émile Verhaeren, published on Thu 07.03.2008 at 10:52
Trouant de tes rayons sans nombre
Le feuillage léger,
Soleil,
Tu promènes, comme un berger,
Le tranquille troupeau des ombres
written by Émile Verhaeren, published on Wed 06.18.2008 at 05:23
Par les pays des soirs, au nord de ma tristesse,
Mous d'automne, le vent se pleure en de la pluie
written by Émile Verhaeren, published on Tue 06.17.2008 at 13:17
Rayures d'eau, longues feuilles couleur de brique,
Par mes plaines d'éternité comme il en tombe !