written by Etienne JodelleAmour vomit sur moy sa fureur et sa rage,
Ayant un jour du front son bandeau délié,
Voyant que ne m'estois sous luy humilié,
Et que ne luy avois encores fait hommage :
Il me saisit au corps, et en cest avantage
M'a les pieds et les mains garroté et lié :
De l'or de vos cheveux plus qu'or fin delié,
Il s'est voulu servir pour faire son cordage.
Puis donc que vos cheveux ont esté mon lien,
Madame, faites moy, je vous pry, tant de bien,
Si ne voulez souffrir que maintenant je meure,
Que j'aye pour faveur un brassellet de vous,
Qui puisse tesmoigner d'oresnavant à tous,
Qu'a perpetuité vostre esclave demeure.
written by Etienne Jodelle, published on Fri 01.28.2011 at 18:34
Tu sçais, o vaine Muse, o Muse solitaire
Maintenant avec moy, que ton chant qui n'a rien
written by Etienne Jodelle, published on Tue 09.21.2010 at 04:45
Dès que ce Dieu soubs qui la lourde masse,
De ce grand Tout brouillé s'écartela,
Les cieux plus hauts clairement étoila,
written by Etienne Jodelle, published on Mon 09.06.2010 at 07:40
En tous maux que peut faire un amoureux orage
Pleuvoir dessus ma tête, il me plaît d'assurer
written by Etienne Jodelle, published on Tue 05.04.2010 at 05:30
J'aime le verd laurier, dont l'hyver ny la glace
N'effacent la verdeur en tout victorieuse,
written by Etienne Jodelle, published on Wed 04.14.2010 at 15:34
Je meure si jamais j'adore plus tes yeux,
Cruelle dédaigneuse, et superbe Maistresse,
written by Etienne Jodelle, published on Fri 03.26.2010 at 01:54
Ou soit que la clairté du soleil radieux
Reluise dessus nous, ou soit que la nuict sombre