written by Flaminio de BiragueC'était au jour piteux que la troupe sacrée
Des morts en Jésus-Christ avait trêve et repos,
Gisant sous la froideur du cercueil en dépôt,
Quand de maint Requiem leur âme est honorée.
Lors au dur souvenir de la seconde année
Que mon coeur est défunt, pour s'être vu forclos
D'un oeil en qui le ciel a mon destin enclos,
Je formais tels sanglots d'une morte halénée :
Hélas ! Que suis-je moi ? Suis-je mort ? Suis-je vif ?
Le mort a ce jour d'hui un Requiem plaintif,
Et sur son froid tombeau flambe un funèbre cierge ;
Mais celle qui devait soupirer pour ma mort
Sur ma dépouille éteint cette chandelle vierge,
Qui aux ombres sans corps m'a fait descendre à tort.
written by Flaminio de Birague, published on Sun 10.26.2008 at 03:38
Que me sert de verser deux ruisseaux de mes yeux,
Si je ne puis caver le roc de son courage ?
written by Flaminio de Birague, published on Sat 07.05.2008 at 16:41
Hôte mélancolique
Des tombeaux et des croix,
J'errerai fantastique
Aux effroyables bois,
Compagnon des forêts
written by Flaminio de Birague, published on Mon 05.19.2008 at 08:48
Par le milieu des déserts écartés,
Dans la frayeur des antres plus sauvages,
Et sur le bord des plus lointains rivages,
written by Flaminio de Birague, published on Sun 05.04.2008 at 11:45
Je sens déjà saillir de toute fosse obscure
Mille fiers animaux goulûment animés
Qui à me dévorer mettront toute leur cure
written by Flaminio de Birague, published on Tue 01.08.2008 at 21:34
Désespéré, chétif, du repos de ma vie,
Je chemine à grands pas au sentier douloureux
written by Flaminio de Birague, published on Sun 11.18.2007 at 11:48
Vous de moi tant aimés, ô déserts solitaires
Où j'ai souvent sans fruit semé mes tristes voix,