written by Flaminio de BiraguePar le milieu des déserts écartés,
Dans la frayeur des antres plus sauvages,
Et sur le bord des plus lointains rivages,
Je fuis les lieux des hommes habités,
Et regrettant tes divines beautés,
Seul à l'écart, j'écoute les ramages
Des oiselets qui en mille langages
Chantent d'amour les saintes déités.
Mais las, maîtresse, ô triste destinée !
Tu verras tôt ma vie terminée
Parmi ces bois, et alors tu diras :
" Repose, amant, sous ces bocages sombres,
Ces pleurs, ces cris que j'épands sur tes ombres,
Sont les présents que de moi tu auras. "
written by Flaminio de Birague, published on Sun 05.04.2008 at 11:45
Je sens déjà saillir de toute fosse obscure
Mille fiers animaux goulûment animés
Qui à me dévorer mettront toute leur cure
written by Flaminio de Birague, published on Tue 01.08.2008 at 21:34
Désespéré, chétif, du repos de ma vie,
Je chemine à grands pas au sentier douloureux
written by Flaminio de Birague, published on Sun 11.18.2007 at 11:48
Vous de moi tant aimés, ô déserts solitaires
Où j'ai souvent sans fruit semé mes tristes voix,
written by Flaminio de Birague, published on Mon 09.03.2007 at 10:17
Vous qui habitez l'Orque noir,
Laissez votre horrible manoir,
Sortez de la grotte avernale,
Et venez tous ici haut voir
written by Flaminio de Birague, published on Fri 05.04.2007 at 23:34
Hélas ! mes tristes yeux sont changés en fontaines,
Qui versent non de pleurs mais de larmes de sang,