written by Flaminio de BiragueRenais, renais encor, Méduse monstrueuse,
Et transforme en rocher par ton hideux regard
Ce mien corps transpercé de maint amoureux dard,
Comme sous forme humaine une mort outrageuse,
Et mon esprit quittant sa prison douloureuse,
Dont le destin voudra l'affranchir, mais trop tard,
Après ce Purgatoire où ce beau Soleil l'ard,
Ait un antre obscurci pour résidence heureuse.
Mais puisque mes soupirs ni ma constante foi
N'émeuvent à pitié de mon cruel émoi
La cruelle beauté qui règne en mon courage,
Ains mon martyre accroît comme croît mon amour,
Lorsque j'aurai perdu la lumière du jour,
Mon coeur soit sa dépouille et funeste héritage.
written by Flaminio de Birague, published on Sat 12.06.2008 at 00:13
C'était au jour piteux que la troupe sacrée
Des morts en Jésus-Christ avait trêve et repos,
written by Flaminio de Birague, published on Sun 10.26.2008 at 03:38
Que me sert de verser deux ruisseaux de mes yeux,
Si je ne puis caver le roc de son courage ?
written by Flaminio de Birague, published on Sat 07.05.2008 at 16:41
Hôte mélancolique
Des tombeaux et des croix,
J'errerai fantastique
Aux effroyables bois,
Compagnon des forêts
written by Flaminio de Birague, published on Mon 05.19.2008 at 08:48
Par le milieu des déserts écartés,
Dans la frayeur des antres plus sauvages,
Et sur le bord des plus lointains rivages,
written by Flaminio de Birague, published on Sun 05.04.2008 at 11:45
Je sens déjà saillir de toute fosse obscure
Mille fiers animaux goulûment animés
Qui à me dévorer mettront toute leur cure
written by Flaminio de Birague, published on Tue 01.08.2008 at 21:34
Désespéré, chétif, du repos de ma vie,
Je chemine à grands pas au sentier douloureux