written by François Scalion de VirbluneauHa ! main qui doucement me déchirez le coeur,
Et qui tenez ma main en l'amoureux cordage,
Main où nature veut montrer son bel ouvrage,
Et où le ciel versa sa bénigne faveur,
Las ! au lieu de ce gant qui reçoit tant d'honneur
Que d'embrasser ce qui m'enflamme le courage,
Permettez qu'à présent j'aie cet avantage
Que d'être le gardien d'une telle valeur.
Si vous aimez le froid, je suis la froideur même,
Si vous cherchez le chaud, j'ai un feu si extrême
Qu'il enflammerait bien l'air, la terre et les cieux.
Faites donc, je vous prie, que mon désir advienne,
Ou si vous refusez, je supplierai les dieux,
Ô délicate main, que le gant je devienne !
written by François Scalion de Virbluneau, published on Sun 09.07.2008 at 01:33
Ô agréable Songe, où t'en vas-tu si vite ?
T'éloignant, ton départ renouvelle mon deuil,
written by François Scalion de Virbluneau, published on Thu 08.07.2008 at 14:35
Cent et cent fois j'ai désiré pouvoir
Me transmuer en esprit invisible,
Si qu'il me fût de me cacher possible
written by François Scalion de Virbluneau, published on Thu 04.17.2008 at 13:34
De ta lèvre mignarde un fin sucre courant,
De ta doucette voix la délicate joie,
Entre l'or et châtain ta tresse qui ondoie,
written by François Scalion de Virbluneau, published on Mon 02.25.2008 at 22:53
Voici du seul Phénix pourtraite la figure,
Qui s'ennuyant ici, pour se renouveler,
Prépare du bois sec le plus propre à brûler,
written by François Scalion de Virbluneau, published on Sat 02.23.2008 at 08:49
Pour donner de ma foi les preuves manifestes,
Mon âme en vous servant est tombée en langueur,
written by François Scalion de Virbluneau, published on Tue 10.09.2007 at 23:32
Daphné se vit en laurier convertie
Quand Phébus fut par elle contesté,
Pour un exemple à la postérité