written by Joachim Du BellayJe fus jadis Hercule, or Pasquin je me nomme,
Pasquin fable du peuple, et qui fais toutefois
Le même office encor que j'ai fait autrefois,
Vu qu'ores par mes vers tant de monstres j'assomme.
Aussi mon vrai métier, c'est de n'épargner homme,
Mais les vices chanter d'une publique voix :
Et si ne puis encor, quelque fort que je sois,
Surmonter la fureur de cet Hydre de Rome.
J'ai porté sur mon col le grand palais des dieux,
Pour soulager Atlas, qui sous le faix des cieux
Courbait las et recru sa grande échine large.
Ores au lieu du ciel, je porte sur mon dos,
Un gros moine espagnol, qui me froisse les os,
Et me pèse trop plus que ma première charge.
written by Joachim Du Bellay, published on Fri 05.04.2007 at 06:51
Je ne commis jamais fraude ni maléfice,
Je ne doutai jamais des points de notre foi,
Je n'ai point violé l'ordonnance du roi,
written by Joachim Du Bellay, published on Sun 04.29.2007 at 02:47
Maintenant je pardonne à la douce fureur
Qui m'a fait consumer le meilleur de mon âge,
written by Joachim Du Bellay, published on Thu 04.26.2007 at 14:28
Tout ce qu'Egypte en pointe façonna,
Tout ce que Grèce à la corinthienne,
A l'ionique, attique ou dorienne,
written by Joachim Du Bellay, published on Wed 04.11.2007 at 15:32
Panjas, veux-tu savoir quels sont mes passe-temps ?
Je songe au lendemain, j'ai soin de la dépense
written by Joachim Du Bellay, published on Sun 04.08.2007 at 10:45
Ô trois et quatre fois malheureuse la terre
Dont le prince ne voit que par les yeux d'autrui,
written by Joachim Du Bellay, published on Sat 03.31.2007 at 23:25
Cependant que tu suis le lièvre par la plaine,
Le sanglier par les bois et le milan par l'air,