written by Joachim Du BellayMars, vergogneux d'avoir donné tant d'heur
A ses neveux que l'impuissance humaine
Enorgueillie en l'audace romaine
Semblait fouler la céleste grandeur,
Refroidissant cette première ardeur,
Dont le Romain avait l'âme si pleine,
Souffla son feu, et d'une ardente haleine
Vint échauffer la gothique froideur.
Ce peuple adonc, nouveau fils de la Terre,
Dardant partout les foudres de la guerre,
Ces braves murs accabla sous sa main,
Puis se perdit dans le sein de sa mère,
Afin que nul, fût-ce des dieux le père,
Se pût vanter de l'empire romain.
written by Joachim Du Bellay, published on Sun 11.01.2009 at 12:26
Dedans le ventre obscur, où jadis fut enclos
Tout cela qui depuis a rempli ce grand vide,
written by Joachim Du Bellay, published on Wed 10.28.2009 at 17:58
En ce mois délicieux,
Qu'amour toute chose incite,
Un chacun à qui mieux mieux
La douceur' du temps imite,
written by Joachim Du Bellay, published on Fri 10.16.2009 at 14:30
Heureux qui, comme Ulysse, a fait un beau voyage,
Ou comme cestuy-là qui conquit la toison,
written by Joachim Du Bellay, published on Thu 10.08.2009 at 08:25
Depuis que j'ai laissé mon naturel séjour
Pour venir où le Tibre aux flots tortus ondoie,
written by Joachim Du Bellay, published on Thu 09.17.2009 at 07:00
Non autrement qu'on voit la pluvieuse nue
Des vapeurs de la terre en l'air se soulever,
written by Joachim Du Bellay, published on Wed 09.16.2009 at 11:32
Si l'aveugle fureur, qui cause les batailles,
Des pareils animaux n'a les coeurs allumés,