written by Joachim Du BellayNe lira-t-on jamais que ce dieu rigoureux ?
Jamais ne lira-t-on que cette Idalienne ?
Ne verra-t-on jamais Mars sans la Cyprienne ?
Jamais ne verra-t-on que Ronsard amoureux ?
Retistra-t-on toujours, d'un tour laborieux,
Cette toile, argument d'une si longue peine ?
Reverra-t-on toujours Oreste sur la scène?
Sera toujours Roland par amour furieux ?
Ton Francus, cependant, a beau hausser les voiles,
Dresser le gouvernail, épier les étoiles,
Pour aller où il dût être ancré désormais :
Il a le vent à gré, il est en équipage,
Il est encor pourtant sur le troyen rivage,
Aussi crois-je, Ronsard, qu'il n'en partit jamais.
written by Joachim Du Bellay, published on Thu 10.02.2008 at 18:15
Je ne te conterai de Bologne et Venise,
De Padoue et Ferrare et de Milan encor,
De Naples, de Florence, et lesquelles sont or
written by Joachim Du Bellay, published on Wed 10.01.2008 at 13:24
Voyant l'ambition, l'envie, et l'avarice,
La rancune, l'orgueil, le désir aveuglé,
Dont cet âge de fer de vices tout rouillé
written by Joachim Du Bellay, published on Sun 09.28.2008 at 15:20
Plus qu'aux bords Aetëans le brave fils d'Eson,
Qui par enchantement conquit la riche laine,
written by Joachim Du Bellay, published on Sat 09.20.2008 at 10:07
Quand ce brave séjour, honneur du nom Latin,
Qui borna sa grandeur d'Afrique et de la Bise,
written by Joachim Du Bellay, published on Sun 08.31.2008 at 17:14
Comme l'on voit de loin sur la mer courroucée
Une montagne d'eau d'un grand branle ondoyant,
written by Joachim Du Bellay, published on Sun 08.24.2008 at 06:35
Pâles esprits, et vous ombres poudreuses,
Qui jouissant de la clarté du jour
Fîtes sortir cet orgueilleux séjour,