written by Jules Laforgue- Je veux bien vivre ; mais vraiment,
L'Idéal est trop élastique !
- C'est l'Idéal, son nom l'implique,
Hors son non-sens, le verbe ment.
- Mais, tout est conteste ; les livres
S'accouchent, s'entretuent sans lois !
- Certes, l'Absolu perd ses droits,
Là où le Vrai consiste à vivre.
- Et, si j'amène pavillon
Et repasse au Néant ma charge ?
- L'Infini, qui souffle du large,
Dit - " pas de bêtises, voyons ! "
- Ces chantiers du Possible ululent
A l'Inconcevable, pourtant !
- Un degré, comme il en est tant
Entre l'aube et le crépuscule.
- Être actuel, est-ce, du moins,
Être adéquat à Quelque Chose ?
- Conséquemment, comme la rose
Est nécessaire à ses besoins.
- Façon de dire peu commune
Que Tout est cercles vicieux ?
_ Vicieux, mais Tout !
_ J'aime mieux
Donc m'en aller selon la Lune.
written by Jules Laforgue, published on Mon 05.30.2011 at 08:02
Vous voyez, la Lune chevauche
Les nuages noirs à tous crins,
Cependant que le vent embouche
Ses trente-six mille buccins !
written by Jules Laforgue, published on Sat 05.28.2011 at 05:12
Maquillés d'abandon, les manches
En saule, ils leur font des serments,
Pour être vrais trop véhéments !
written by Jules Laforgue, published on Wed 05.25.2011 at 13:21
Que loin l'âme type
Qui m'a dit adieu
Parce que mes yeux
Manquaient de principes !
Elle, en ce moment,
Elle, si pain tendre,
written by Jules Laforgue, published on Mon 05.16.2011 at 14:08
Hélas ! des Lunes, des Lunes,
Sur un petit air en bonne fortune....
Hélas ! de choses en choses
written by Jules Laforgue, published on Sun 04.24.2011 at 23:07
Oh ! ce piano, ce cher piano,
Qui jamais, jamais ne s'arrête,
Oh ! ce piano qui geint là-haut
Et qui s'entête sur ma tête !
written by Jules Laforgue, published on Sun 04.24.2011 at 15:06
Un couchant des Cosmogonies !
Ah ! que la Vie est quotidienne...
Et, du plus vrai qu'on se souvienne,