written by Paul VerlaineLe ciel si pâle et les arbres si grêles
Semblent sourire à nos costumes clairs
Qui vont flottant légers avec des airs
De nonchalance et des mouvements d'ailes.
Et le vent doux ride l'humble bassin,
Et la lueur du soleil qu'atténue
L'ombre des bas tilleuls de l'avenue
Nous parvient bleue et mourante à dessein.
Trompeurs exquis et coquettes charmantes,
Coeurs tendres mais affranchis du serment,
Nous devisons délicieusement,
Et les amants lutinent les amantes
De qui la main imperceptible sait
Parfois donner un souffle qu'on échange
Contre un baiser sur l'extrême phalange
Du petit doigt, et comme la chose est
Immensément excessive et farouche,
On est puni par un regard très sec,
Lequel contraste, au demeurant, avec
La moue assez clémente de la bouche.
written by Paul Verlaine, published on Fri 09.24.2010 at 08:43
L'Océan sonore
Palpite sous l'oeil
De la lune en deuil
Et palpite encore,
Tandis qu'un éclair
Brutal et sinistre
written by Paul Verlaine, published on Sun 09.19.2010 at 12:56
Le foyer, la lueur étroite de la lampe ;
La rêverie avec le doigt contre la tempe
Et les yeux se perdant parmi les yeux aimés ;
written by Paul Verlaine, published on Tue 09.14.2010 at 21:09
J'aime ton sourire
Qui m'accueille si
Gentiment ! Ainsi
Le soleil salue
L'humble fleur des champs
Échappée aux gens.
written by Paul Verlaine, published on Tue 09.14.2010 at 17:05
Ô triste, triste était mon âme
A cause, à cause d'une femme.
Je ne me suis pas consolé
Bien que mon coeur s'en soit allé,
written by Paul Verlaine, published on Sun 09.12.2010 at 22:18
L'étoile du berger tremblote
Dans l'eau plus noire et le pilote
Cherche un briquet dans sa culotte.
written by Paul Verlaine, published on Fri 09.10.2010 at 05:38
" Bah ! malgré les destins jaloux,
Mourons ensemble, voulez-vous ?
- La proposition est rare.