written by Pierre de RonsardSoit que son or se crêpe lentement
Ou soit qu'il vague en deux glissantes ondes,
Qui çà, qui là par le sein vagabondes,
Et sur le col, nagent folâtrement ;
Ou soit qu'un noeud illustré richement
De maints rubis et maintes perles rondes,
Serre les flots de ses deux tresses blondes,
Mon coeur se plaît en son contentement.
Quel plaisir est-ce, ainçois quelle merveille,
Quand ses cheveux, troussés dessus l'oreille,
D'une Vénus imitent la façon ?
Quand d'un bonnet son chef elle adonise,
Et qu'on ne sait s'elle est fille ou garçon,
Tant sa beauté en tous deux se déguise ?
written by Pierre de Ronsard, published on Fri 07.30.2010 at 03:57
Si seulement l'image de la chose
Fait à noz yeux la chose concevoir,
Et si mon oeil n'a puissance de voir,
written by Pierre de Ronsard, published on Thu 07.29.2010 at 01:47
Je veux aymer ardentement,
Aussi veus-je qu'egallement
On m'ayme d'une amour ardente :
Toute amitié froidement lente
written by Pierre de Ronsard, published on Wed 07.28.2010 at 06:49
Ni de son chef le trésor crépelu,
Ni de son ris l'une et l'autre fossette,
Ni l'embonpoint de sa gorge grassette,
written by Pierre de Ronsard, published on Mon 06.21.2010 at 12:51
Quand au temple nous serons
Agenouillés, nous ferons
Les dévots selon la guise
De ceux qui pour louer Dieu
written by Pierre de Ronsard, published on Mon 06.14.2010 at 19:30
Meschantes nuicts d'hyver, nuicts filles de Cocyte
Que la terre engendra d'Encelade les seurs,
written by Pierre de Ronsard, published on Mon 06.07.2010 at 10:38
En vous donnant ce pourtraict mien
Dame, je ne vous donne rien
Car tout le bien qui estoit nostre