Yver, vous n'estes qu'un villain !
Esté est plaisant et gentil,
En tesmoing de May et d'Avril
Qui l'acompaignent soir et main*.
Esté revest champs, bois et...
Vostre bouche dit : Baisiez moy,
Ce m'est avis quant la regarde ;
Mais Dangier de trop prés la garde,
Dont mainte doleur je reçoy.
Laissiez m'avoir, par...
Qui a toutes ses hontes beues,
Il ne lui chault que l'en lui die,
Il laisse passer mocquerie
Devant ses yeulx, comme les nues.
S'on le hue par my les...
Qui ? quoy ? comment ? a qui ? pourquoy ?
Passez, presens ou avenir,
Quant me viennent en souvenir,
Mon cueur en penser n'est pas coy.
Au fort, plus avant...
Que me conseillez-vous, mon coeur ?
Irai-je par devers la belle
Lui dire la peine mortelle
Que souffrez pour elle en douleur ?
Pour votre bien et son...
Quant vint a la prochaine feste
Qu'Amours tenoit son parlement,
Je lui presentay ma requeste
Laquelle leut tresdoulcement,
Et puis me dist : " Je suy dolent*...
Puis ça, puis la,
Et sus et jus,
De plus en plus,
Tout vient et va.
Tous on verra,
Grans et menus,
Puis ça, puis la,
Et sus et jus.
Pourquoy m'as tu vendu, Jeunesse,
A grant marchié, comme pour rien,
Es mains de ma dame Viellesse
Qui ne me fait gueres de bien ?
A elle peu tenu me tien,
Ou puis parfont de ma merencolie
L'eaue d'Espoir que ne cesse tirer,
Soif de Confort la me fait desirer,
Quoy que souvent je la trouve tarie.
Necte la voy...
Ne hurtez plus a l'uis de ma pensee,
Soing et Soussi, sans tant vous traveiller !
Car elle dort et ne veult s'esveiller ;
Toute la nuyt en paine a despensee.
Mon cueur m'a fait commandement
De venir vers vostre jeunesse,
Belle que j'ayme loyaument*,
Comme doy faire ma princesse.
Se vous demandés : " Pour quoy esse ?...
Mon cuer, estouppe* tes oreilles
Pour le vent de merencolie !
S'il y entre, ne doubte mye,
Il est dangereux a merveilles.
Soit que tu donnes ou tu...
Ma seule amour, ma joye et ma maistresse,
Puisqu'il me fault loing de vous demorer,
Je n'ay plus riens, à me reconforter,
Qu'un souvenir pour retenir lyesse.
Les fourriers d'Eté sont venus
Pour appareiller son logis,
Et ont fait tendre ses tapis,
De fleurs et verdure tissus.
En étendant tapis velus,
De vert...
Le temps a laissié son manteau
De vent, de froidure et de pluye,
Et s'est vestu de brouderie,
De soleil luyant, cler et beau.
Il n'y a beste, ne...
Le premier jour du mois de may
Trouvé me suis en compaignie
Qui estoit, pour dire le vray,
De gracieuseté garnie ;
Et pour oster merencolie
Fut ordonné...
Le lendemain du premier jour de may,
Dedens mon lit ainsi que je dormoye,
Au point du jour m'avint que je songay
Que devant moy une fleur je veoye,
Qui me disoit...
Le beau souleil, le jour saint Valentin,
Qui apportoit sa chandelle alumee,
N'a pas longtemps entra un bien matin
Priveement en ma chambre fermee.
Celle clarté...
Las ! Mort, qui t'a fait si hardie
De prendre la noble Princesse
Qui était mon confort, ma vie,
on bien, mon plaisir, ma richesse !
Puisque tu as pris ma...
Je n'ay plus soif, tairie est la fontaine ;
Bien eschauffé, sans le feu amoureux ;
Je voy bien cler, ja ne fault qu'on me maine ;
Folie et Sens me gouvernent tous deux...
Je meurs de soif en couste la fontaine ;
Tremblant de froit ou feu des amoureux ;
Aveugle suis, et si les autres maine ;
Povre de sens, entre saichans l'un d'eulx...
Je fu en fleur ou temps passé d'enfance
Et puis après devins fruit en jeunesse ;
Lors m'abaty de l'arbre de plaisance,
vert et non meur*, Folie ma maistresse.
Et...
J'ayme qui m'ayme, autrement non ;
Et non pour tant, je ne hay rien,
Mais vouldroye que tout fust bien,
A l'ordonnance de Raison.
Je parle trop, las ! se...
J'ay fait l'obseque de ma dame
Dedens le moustier amoureux,
Et le service pour son ame
A chanté Penser doloreux.
Mains cierges de soupirs piteux
Ont esté...
France, jadis on te soulait* nommer,
En tous pays, le trésor de noblesse,
Car un chacun pouvait en toi trouver
Bonté, honneur, loyauté, gentillesse,
Clergie, sens,...