Sonnet
L'âme sortant du corps du Roi de l'univers,
Prenant le bois sacré que l'agneau sans macule
Avait oint de son sang, ainsi que fit Hercule,
Magnanime guerrier, elle vint aux enfers.
Là d'un coup de la croix, elle verse à l'envers
Les huis impérieux de la maison qui brûle,
Épouvante Pluton qui confus se recule.
Elle en tira les siens, y laissant les pervers.
Et le troisième jour, peu après que l'aurore
Fut apparue au ciel qu'elle peint et colore,
Rentrant dedans son corps, le fit ressusciter,
Immortel, glorieux, d'une façon nouvelle,
Car la mort n'eut pouvoir aucun d'y résister,
Parce que tout fléchit à sa force éternelle.
D'autres poésies de Anne d'URFÉ
Sonnet
L'âme sortant du corps du Roi de l'univers,
Prenant le bois sacré que l'agneau sans macule
Avait oint de son sang, ainsi que fit Hercule,
Magnanime guerrier, elle...
Précédentes poésies
Sonnet
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" Petite perle cristalline
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Au bout de la feuille de thym
Que fais-tu sur la colline ?
Avant la fleur, avant l'oiseau,

