Sonnet
Ni la fleur qui naquit du beau nom de Junon,
L'honneur à ce jour d'hui de l'écusson de France
Ni le fleuron pourpré qui tira sa naissance
De celui que Cyprine élut pour mignon,
Ni celle qui d'Ajax fait vivre le renom,
Ni l'autre qui s'éclôt quand le printemps commence,
Née du beau jeune homme épris de sa présence
Dont encore aujourd'hui elle retient le nom,
Ne me feront jamais oublier mon ortie,
Que la froideur d'hiver n'a jamais amortie,
Et revivra toujours sous l'aile de mes vers.
Phébus empêchera qu'elle ne se flétrisse :
Bref, elle domptera les glaçons des hivers
Mieux que les lis, l'oeillet, l'Ajax, ou le Narcisse.
D'autres poésies de Annibal de LORTIGUE
Sonnet
Ni la fleur qui naquit du beau nom de Junon,
L'honneur à ce jour d'hui de l'écusson de France
Ni le fleuron pourpré qui tira sa naissance
De celui que Cyprine élut...
Précédentes poésies
Sonnet
" Où es-tu ? ", disait-elle, errant sur le rivage
Où des saules trempaient leurs feuillages tremblants ;
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Dans lesquels seul le fond...
Le faisan doré
Quand le Faisan doré courtise sa femelle,
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Dressant sa huppe d'or,...
L'habitude
La tranquille habitude aux mains silencieuses
Panse, de jour en jour, nos plus grandes blessures ;
Elle met sur nos coeurs ses bandelettes sûres
Et leur verse sans...
Petite perle cristalline
" Petite perle cristalline
Tremblante fille du matin,
Au bout de la feuille de thym
Que fais-tu sur la colline ?
Avant la fleur, avant l'oiseau,

