Qu'as-tu ? pauvre amoureux...
Qu'as-tu ? pauvre amoureux, dont l'âme demi morte
Soupire des sanglots au vent qui les emporte.
N'accuse rien que toi. Ton mal est ton désir,
Et ce dont tu te plains, est ton propre plaisir.
Tu n'as autre repos que ce qui te tourmente,
Et t'éjouis au mal dont tu vas soupirant,
Buvant ce doux-amer qui t'enivre et qui rend
Ton plaisir douloureux et ta douleur plaisante.
D'autres poésies de Antoine de CHANDIEU
Qu'as-tu ? pauvre amoureux...
Qu'as-tu ? pauvre amoureux, dont l'âme demi morte
Soupire des sanglots au vent qui les emporte.
N'accuse rien que toi. Ton mal est ton désir,
Et ce dont tu te plains,...
Précédentes poésies
Lune d'été
(extrait)
... Et sais-tu que toi-même aussi, nocturne reine,
Tu cesseras un jour de briller dans les cieux ?
Tu mourras comme doit mourir la race humaine,
Et sais-tu que toi-même...
... Et sais-tu que toi-même aussi, nocturne reine,
Tu cesseras un jour de briller dans les cieux ?
Tu mourras comme doit mourir la race humaine,
Et l'ombre habitera...
Les gants à la Phyllis...
Les gants à la Phyllis protègent ses mains blanches ;
Elle marche, les bras écartés par des manches
Gonflant avec ampleur leur ballon tailladé.
D'un pas grave et...
Trois petits préludes
(I)
La nuit s'est refermée
Comme un calice obscur
Sur la pulpe dorée
Et tiède de la chambre.
La lampe se consume
Sous un arc de silence...
Le secret
Trésors des nuits et vous dons éclatants du jour,
Qui m'avez, ombre molle ou trop vivace flamme,
De tendresse ou d'orgueil dilaté tour à tour,
Ainsi donc je vous ai...

