L'homme libre
Je me ris des honneurs que tout le monde envie,
Je méprise des grands le plus charmant accueil,
J'évite les palais comme on fait un écueil
Où pour peu de sauvés mille ont perdu la vie.
Je fuis la cour des rois autant qu'elle est suivie,
Le Louvre me paraît un funeste cercueil,
La pompe qui le suit, une pompe de deuil
Où chacun va pleurant sa liberté ravie.
Loin de ce grand écueil, loin de ce grand tombeau,
En moi-même, je trouve un empire plus beau ;
Rois, cour, honneurs, palais, tout est en ma puissance.
Pouvant ce que je veux, voulant ce que je puis,
Je tiens tout sous la loi de mon indépendance.
Enfin les rois sont rois : je suis ce que je suis.
D'autres poésies de Bonaventure de FOURCROY
L'homme libre
Je me ris des honneurs que tout le monde envie,
Je méprise des grands le plus charmant accueil,
J'évite les palais comme on fait un écueil
Où pour peu de sauvés...
Précédentes poésies
Un pauvre honteux
Il l'a tirée
De sa poche percée
L'a mise sous ses yeux ;
Et l'a bien regardée
En disant : " Malheureux ! "
Il l'a soufflée
De sa bouche...
Un en deux
Moi,
C'est toi ;
Nous, c'est toi-moi ;
NOUS DEUX c'est UNE fois ;
Coeurs-de-nous, c'est, Dieu-Ciel en soi ;
Si un jour, SEULE et SEUL... Enfer d'effroi...
Elle (2)
Mon Dieu ! si elle allait mourir !
Si la pelle allait la couvrir,
Avec son bec de bois qui ramasse la terre,
Si sa soeur ou son frère,
Pour la pleurer allaient...
Elle (1)
Vous ne savez son nom ? - Celle pour qui je chante
La vie d'amour de feu, puis après est mourante :
C'est un arbre en verdeur, un soleil en éclats,
C'est une nuit de...
De Oluire, médecin, et Cacus, ancien voleur
Si Cacus le rusé voleur
Eût été plus méchant,
Oluire, je te peindrais de sa couleur,
Mais en tous points tu es bien pire ;
Il ôta les biens sans occire,

