Sur Le Tasse en prison
Le poète au cachot, débraillé, maladif,
Roulant un manuscrit sous son pied convulsif,
Mesure d'un regard que la terreur enflamme
L'escalier de vertige où s'abîme son âme.
Les rires enivrants dont s'emplit la prison
Vers l'étrange et l'absurde invitent sa raison ;
Le Doute l'environne, et la Peur ridicule,
Hideuse et multiforme, autour de lui circule.
Ce génie enfermé dans un taudis malsain,
Ces grimaces, ces cris, ces spectres dont l'essaim
Tourbillonne, ameuté derrière son oreille,
Ce rêveur que l'horreur de son logis réveille,
Voilà bien ton emblème, Ame aux songes obscurs,
Que le Réel étouffe entre ses quatre murs !
D'autres poésies de Charles BAUDELAIRE
A celle qui est trop gaie
Ta tête, ton geste, ton air
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Le rire joue en ton visage
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Alchimie de la douleur
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Allégorie
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Au lecteur
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Avec ses vêtements ondoyants et nacrés
Avec ses vêtements ondoyants et nacrés,
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Précédentes poésies
Soirs
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Les doux mots ...
Les doux mots que morte et passée...
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Le mois mouillé
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Quelqu'un marche le long des fossés pleins de pluie...
Voyageur, voyageur de...
Le beau voyage
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Ils rêvent des heures, puis grincent et démarrent...
J'aime ces trains mouillés qui passent dans les champs,

