Windows
Looking from outside into an open window one never sees as much as when one looks through a closed window. There is nothing more profound, more mysterious, more pregnant, more insidious, more dazzling than a window lighted by a single candle. What one can see out in the sunlight is always less interesting than what goes on behind a windowpane. In that black or luminous square life lives, life dreams, life suffers.
Across the ocean of roofs I can see a middle-aged woman, her face already lined, who is forever bending over something and who never goes out. Out of her face, her dress, and her gestures, our of practically nothing at all, I have made up this woman's story, or rather legend, and sometimes I tell it to myself and weep.
If it had been and old man I could have made up his just as well.
And I go to bed proud to have lived and to have suffered in some one besides myself.
Perhaps you will say "Are you sure that your story is the really one?" But what does it matter what reality is outside myself, so long as it has helped me to live, to feel that I am, and what I am?
Charles Baudelaire
D'autres poésies de Charles BAUDELAIRE
A celle qui est trop gaie
Ta tête, ton geste, ton air
Sont beaux comme un beau paysage ;
Le rire joue en ton visage
Comme un vent frais dans un ciel clair.
Le passant chagrin que tu...
A une dame créole
Au pays parfumé que le soleil caresse,
J'ai connu, sous un dais d'arbres tout empourprés
Et de palmiers d'où pleut sur les yeux la paresse,
Une dame créole aux charmes...
A une Madone
Ex-voto dans le goût espagnol
Je veux bâtir pour toi, Madone, ma maîtresse,
Un autel souterrain au fond de ma détresse,
Et creuser dans le coin le plus noir de...
A une Malabaraise
Tes pieds sont aussi fins que tes mains, et ta hanche
Est Large à faire envie à la plus belle blanche ;
A l'artiste pensif ton corps est doux et cher ;
Tes grands...
A une mendiante rousse
Blanche fille aux cheveux roux,
Dont la robe par ses trous
Laisse voir la pauvreté
Et la beauté,
Pour moi, poète chétif,
Ton jeune corps maladif,
A une passante
La rue assourdissante autour de moi hurlait.
Longue, mince, en grand deuil, douleur majestueuse,
Une femme passa, d'une main fastueuse
Soulevant, balançant le feston et...
Alchimie de la douleur
L'un t'éclaire avec son ardeur,
L'autre en toi met son deuil, Nature !
Ce qui dit à l'un : Sépulture !
Dit à l'autre : Vie et splendeur !
Hermès inconnu qui...
Allégorie
C'est une femme belle et de riche encolure,
Qui laisse dans son vin traîner sa chevelure.
Les griffes de l'amour, les poisons du tripot,
Tout glisse et tout s'émousse...
Au lecteur
La sottise, l'erreur, le péché, la lésine,
Occupent nos esprits et travaillent nos corps,
Et nous alimentons nos aimables remords,
Comme les mendiants nourrissent leur...
Avec ses vêtements ondoyants et nacrés
Avec ses vêtements ondoyants et nacrés,
Même quand elle marche on croirait qu'elle danse,
Comme ces longs serpents que les jongleurs sacrés
Au bout de leurs bâtons...
Précédentes poésies
Today Is Sunday
Today is Sunday.
For the first time they took me out into...
Things I Didn't Know I Loved
it's 1962 March 28th
I'm sitting by the window on the...
The Strangest Creature On Earth
You're like a scorpion, my brother,
you live in cowardly...
Some Advice To Those Who Will Serve Time In Prison
If instead of being hanged by the neck
you're...
Regarding Art
Sometimes, I, too, tell the ah's
of my heart one by one

