Chère Philis, qu'êtes-vous devenue
Chère Philis, qu'êtes-vous devenue
Cet enchanteur qui vous a retenue
Depuis trois ans, par un charme nouveau
Vous retient-il dans quelque vieux château ?
S'il en est ainsi je cherche une aventure
En chevalier de la triste figure
Et dût Roland ressusciter
Contre Roland, j'oserai tout tenter
Mais non Philis, délivrez-vous vous-même
Vous en avez souvent usé de même
Ces enchanteurs cent fois plus renommés
Malgré leur art se trouvèrent charmés
Et votre esprit, dégagé de leurs charmes
Ne leur laissa que la plainte et les larmes.
...
Jamais les noeuds d'une chaîne si sainte
N'eurent pour vous ni force ni contrainte.
D'autres poésies de Charles de Marguetel de SAINT-ÉVREMOND
Chère Philis, qu'êtes-vous devenue
Chère Philis, qu'êtes-vous devenue
Cet enchanteur qui vous a retenue
Depuis trois ans, par un charme nouveau
Vous retient-il dans quelque vieux château ?
S'il...
Précédentes poésies
Rivière de mes yeux
Ô mes yeux ce matin grands comme des rivières
Ô l'onde de mes yeux prêts à tout refléter
Et cette fraîcheur sous mes paupières
Extraordinaire
Tout alentour des...
Ma maison
Je veux ma maison bien ouverte,
Bonne pour tous les miséreux.
Je l'ouvrirai à tout venant
Comme quelqu'un se souvenant
D'avoir longtemps pâti dehors,
Leur coeur est ailleurs
Leur coeur est ailleurs
Au ciel peut-être
Elles errent ici en attendant
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Loin d'ici
Et sillonne la nuit d'un cri que...
Les ormes
Dans les champs
Calmes parasols
Sveltes, dans une tranquille élégance
Les ormes sont seuls ou par petites familles.
Les ormes calmes font de l'ombre
Pour les...
La grande voix du vent
La grande voix du vent
Toute une voix confuse au loin
Puis qui grandit en s'approchant,
Devient
Cette voix-ci, cette voix-là
De cet arbre et de cet autre

