Villanelle
Une nuit noire, par un calme, sous l'Équateur.
Le Temps, l'Étendue et le Nombre
Sont tombés du noir firmament
Dans la mer immobile et sombre.
Suaire de silence et d'ombre,
La nuit efface absolument
Le Temps, l'Étendue et le Nombre.
Tel qu'un lourd et muet décombre,
L'Esprit plonge au vide dormant,
Dans la mer immobile et sombre.
En lui-même, avec lui, tout sombre,
Souvenir, rêve, sentiment,
Le Temps, l'Étendue et le Nombre,
Dans la mer immobile et sombre.
D'autres poésies de Charles-Marie LECONTE DE LISLE
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Aux morts
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Dies irae
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Précédentes poésies
Villanelle
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Veux-tu savoir, Duthier, quelle chose c'est Rome ?
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Une louve je vis sous l'antre d'un rocher
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Un plus savant que moi, Paschal, ira songer
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Tu t'abuses, Belleau, si pour être savant
Tu t'abuses, Belleau, si pour être savant,
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