Orphée
(Orphée à Pluton)
" Monarque redouté qui regnes sur les Ombres,
Je ne suis pas venu dessus ces rives sombres
Pour enlever ton Septre et me faire Empereur
De ces lieux plains d'horreur.
En mon pieux dessein je n'ay point d'autres armes
Que les gemissemens, les souspirs et les larmes,
Avec tous les ennuys dont peut estre chargé
Un Amant affligé.
... Amour importuné de mes plaintes funebres
M'esclairant de sa flame à travers des tenebres,
Par ton secret avis m'a fait venir icy
Te conter mon soucy.
Tu cognois le pouvoir de sa secrette flame ;
Si le bruit n'est menteur, elle embrasa ton ame
Lorsque dans la Sicile, un Miracle des Cieux
Parut devant tes yeux.
On dit qu'en observant sa grace nompareille,
Tu frémis dans ton char d'amour et de merveille
Et que tu n'as ravy cette jeune Beauté
Qu'apres l'avoir esté.
S'il te souvient encor de ces douces atteintes,
Pren pitié de mes maux, pren pitié de mes plaintes
Et fay bien tost cesser avecque mes douleurs,
Mes soûpirs et mes pleurs.
Je t'en viens conjurer par ton Palais qui fume
Par le nytre embrasé, le souffre et le bitume
De ces fleuves bruslans et de ces noirs Palus
Qu'on ne repasse plus.
Par les trois noires Soeurs, ces Compagnes cruelles
Qui portent l'espouvente et l'horreur avec elles ;
Et qui tiennent tousjours leurs cheveux herissez
D'Aspics entrelacez.
Par l'auguste longueur de ton poil qui grisonne,
Par l'esclat incertain de ta rouge Couronne
Et par la Majesté du vieux Sceptre de fer
Dont tu regis l'Enfer... "
D'autres poésies de François Tristan L'HERMITE
A des cimetières
Séjour mélancolique, où les ombres dolentes
Se plaignent chaque nuit de leur adversité
Et murmurent toujours de la nécessité
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Aux conquérants ambitieux
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C'est fait de mes Destins...
C'est fait de mes Destins ; je commence à sentir
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Consolation à Idalie sur la mort d'un parent
Puisque votre Parent ne s'est peu dispensé
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Inquiétudes
D'où vient qu'un penser indiscret
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Jalousie
Telle qu'était Diane, alors qu'imprudemment
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L'absence de Phillis
Élégie pour un roman
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L'extase d'un baiser
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La belle en deuil
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Précédentes poésies
Symphonie en gris
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Mettent dans le loin une dentelle...
Midi
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Les Vents - allègres paladins -
Sont partis...
La gigue
Les Talons
Vont
D'un train d'enfer,
Sur le sable blond,
Les Talons
Vont
D'un train d'enfer
Implacablement
Et rythmiquement,
Avec une...
Les Morts
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Ils ne viennent jamais nous troubler dans nos fêtes,
Mais...
Vous, ô Dieux, qui à vous presque égalé m'avez
Vous, ô Dieux, qui à vous presque égalé m'avez,
Et qu'on feint comme moy serfs de la Cyprienne :
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Vivans par mille morts vos...

