Celui ne suis-je point, divine chasseresse
Celui ne suis-je point, divine chasseresse,
Qui veneur effronté t'aperçut dedans l'eau,
Comme tu te baignais avecques ton troupeau,
Veneur rendu la proie à sa meute traîtresse.
De chasser n'ai-je garde étant pris en la tresse
D'un or qui plus me tient d'autant qu'il est plus beau,
Mais je le voudrais bien, et Actéon nouveau
Mourir tout d'une fois qui de mourir ne cesse.
Actéon en paiement de sa témérité,
Pour avoir offensé ta sainte déité,
Tu voulus qu'il mourut, et moi j'en meurs d'envie.
M'achever de tuer sera me secourir,
Car puisque aussi vivant je ne fais que mourir,
Tu me feras mourir, tu me don'ras la vie.
D'autres poésies de Isaac HABERT
A l'ombre des myrtes verts
A l'ombre des myrtes verts,
Sur un lit fait de fleurettes,
De roses, de violettes,
Et de cent fleurons divers,
Au doux bruit d'une ondelette,
Qui...
A la merci des vents, des flots, et de l'orage
A la merci des vents, des flots, et de l'orage,
Je vogue sur la mer de peine et de douleur,
J'ai pour pilote amour, pour fanal le malheur,
Pour compagnon les pleurs,...
Ah ! ne me baisez plus, ah ! mon coeur, je me meurs
Ah ! ne me baisez plus, ah ! mon coeur, je me meurs,
Doucement je languis, doucement je me pâme,
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Saoule de la douceur des...
Ah ! que je suis fâché ! maudit soit le réveil
Ah ! que je suis fâché ! maudit soit le réveil
Qui me prive du bien dont j'avais jouissance
Cette nuit en songeant. Las ! depuis ma naissance,
Je n'ai point eu de...
Amour m'a découvert une beauté si belle
Amour m'a découvert une beauté si belle
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Que qui meurt en aimant...
Celui ne suis-je point, divine chasseresse
Celui ne suis-je point, divine chasseresse,
Qui veneur effronté t'aperçut dedans l'eau,
Comme tu te baignais avecques ton troupeau,
Veneur rendu la proie à sa meute...
Précédentes poésies
Du coq et du renard
Le renard, par bois errant,
Va quérant,
Pour sa dent, tendre pasture,
Et si loin en la fin va,
Qu'il trouva
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Le coq, de...
Cantique du mois de mai
Or apaisés sont les vents pluvieux,
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Ôtez la rouille et il se formera un vase très pur
Hélas ! mon coeur est plein de rouille,
Que cause ma propriété :
Si j'ai de vos dons, je les souille ;
Mettez-le, Mon Seigneur, dans votre vérité.
Ah !...
Un seul je hais, qui deux me fait aimer
Un seul je hais, qui deux me fait aimer
Plus par pitié d'aveuglée jeunesse,
Qui trouve doux ce que je trouve amer,
Que par instinct d'amoureuse détresse,
Soit que par égale puissance
Soit que par égale puissance
L'affection, et le désir
Débattent de la jouissance
Du bien, dont se veulent saisir :
Si vous voulez leur droit choisir,

