Symbole
Voici qu'à l'horizon coule un fleuve de sang.
De sa pourpre lugubre et splendide il inonde,
Sous les cieux consternés, l'orbe muet du monde,
Où l'horreur d'un grand meurtre invisible descend.
Ainsi qu'au lendemain des épiques désastres
Pour les princes vaincus on drape l'échafaud,
La Nuit, sur le zénith, debout comme un héraut,
Étend l'obscurité de son deuil larmé d'astres.
Exsangue et phosphoreuse, ô tête dont la chair
A gardé la pâleur et le froid de l'épée, -
Lumineusement roule une lune coupée
Dans le silence noir et la terreur de l'air.
Rien ne s'anéantit. Tout ce qui fut, persiste.
Les crimes d'ici-bas renaissent dans les cieux.
Ce soir, dans le palais aérien des dieux,
Hérodiade a fait décoller Jean Baptiste.
D'autres poésies de Iwan GILKIN
La capitale
L'énorme capitale est un fruit douloureux.
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Le mauvais jardinier
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Symbole
Voici qu'à l'horizon coule un fleuve de sang.
De sa pourpre lugubre et splendide il inonde,
Sous les cieux consternés, l'orbe muet du monde,
Où l'horreur d'un grand...
Précédentes poésies
Ode imitée de plusieurs psaumes
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J'ai révélé mon coeur au Dieu de l'innocence ;
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Le poète malheureux
(extrait)
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Le dix-huitième siècle
(Fragments)
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L'univers est un temple...
L'univers est un temple où l'on voit l'injustice
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L'amant désespéré
Forêts solitaires et sombres,
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Sous vos majestueuses ombres,
Du repos qui me fuit respirer les douceurs.
Recherchez, vains...

