Babillarde, qui toujours viens
Babillarde, qui toujours viens
Le sommeil et songe troubler
Qui me fait heureux et content,
Babillarde aronde, tais-toi.
Babillarde aronde, veux-tu
Que de mes gluaux affutés
Je te fasse choir de ton nid ?
Babillarde aronde, tais-toi.
Babillarde aronde, veux-tu
Que coupant ton aile et ton bec
Je te fasse pis que Térée ?
Babillarde aronde, tais-toi.
Si ne veux te taire, crois-moi,
Je me vengerai de tes cris,
Punissant ou toi ou les tiens.
Babillarde aronde, tais-toi.
Crie contre tel qui heureux
En amour, veillant, à coeur soûl
De sa belle prend le plaisir.
Babillarde aronde, tais-toi.
Ne sois curieuse sur moi
Qui ne puis jouir que dormant
Et ne suis heureux qu'en songeant
Babillarde aronde, tais-toi.
D'autres poésies de Jean-Antoine de BAÏF
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Après les vents, après le triste orage
Après les vents, après le triste orage,
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Babillarde, qui toujours viens
Babillarde, qui toujours viens
Le sommeil et songe troubler
Qui me fait heureux et content,
Babillarde aronde, tais-toi.
Babillarde aronde, veux-tu
Précédentes poésies
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(extrait)
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