Si tant de maux passez ne m'ont acquis ce bien
Si tant de maux passez ne m'ont acquis ce bien,
Que vous croyez au moins que je vous suis fidelle,
Ou si vous le croyez, qu'à la moindre querelle
Vous me faciez semblant de n'en plus croire rien ;
Belle, pour qui je meurs, belle, pensez vous bien
Que je ne sente point cette injure cruelle ?
Plus sanglante beaucoup, que la peine éternelle
Où malgré tout le monde encor je me retiens,
Il est vray toutesfois, vos beautez infinies,
Quand je vivrois encor cent mille et mille vies,
Ne se pourroyent jamais servir si dignement
Que je ne fusse à leur valeur parfaicte :
Mais croyez-le ou non, la preuve est toute faicte
Qu'au près de moy, l'amour aime imparfaitement.
D'autres poésies de Jean de SPONDE
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Et quel bien de la Mort ? où la vermine ronge
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Ha ! que j'en voy bien peu songer à ceste mort
Ha ! que j'en voy bien peu songer à ceste mort
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Helas ! contez vos jours : les jours qui sont passez
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Il est vrai, mon amour était sujet au change,
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Je contemplais un jour le dormant de ce fleuve
Je contemplais un jour le dormant de ce fleuve
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Je meurs, et les soucis qui sortent du martyre
Je meurs, et les soucis qui sortent du martyre
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Je sens dedans mon âme une guerre civile,
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Les vents grondaient en l'air, les plus sombres nuages
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Mais si faut-il mourir ! et la vie orgueilleuse,
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