Pourquoi de tes dédains sens-je la cruauté
Pourquoi de tes dédains sens-je la cruauté,
Dis-moi, fière beauté ?
Cet acte casuel trouble-t-il ta pensée ?
Oui, car mes traîtres yeux ont attisé ce feu,
A cause que j'ai vu
Ton trésor le plus cher, dont tu t'es offensée.
Belle, que n'ai-je vu en ce point malheureux
Le visage pierreux
De l'horrible Gorgone, engeance infortunée !
J'eusse été guerdonné* de mon ambition,
Et mon affliction
Eût peut-être assouvi ta chaleur effrénée.
(*) récompensé
D'autres poésies de Joachim Bernier de LA BROUSSE
Arbres feuillus, dont la verdeur première
Arbres feuillus, dont la verdeur première
Ombrage l'huis du palais non pareil
Où le destin tient enclos ce bel oeil
Qui me ravit de sa vive lumière,
Las !...
Arbres qui lamentez la cruelle infortune
Arbres qui lamentez la cruelle infortune
De ce pauvre garçon, qui trop audacieux,
Dans le tour recourbé du grand plancher des cieux
Osa pousser le char du frère de la...
C'est une folie extrême
C'est une folie extrême
D'être fidèle en amour.
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Et changer de jour en jour.
Qui un seul but se propose
Ne fait jamais grande...
Déjà le ciel prenait sa cape noire
Déjà le ciel prenait sa cape noire,
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Quand mon esprit au fort de ses travaux,
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Déjà Phoebus delà l'Espagne noire
Déjà Phoebus delà l'Espagne noire
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Lorsque Morphée épandit sur mes yeux
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Un grand...
Je voudrais bien sous la voûte infernale
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L'oiseau miraculeux de l'heureuse Arabie
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Ô Songe doux, ô fantôme croyable
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Par l'effort du destin, ma gentille Cyprine
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Languissait l'autre jour dans son lit amoureux.
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Pauvre Ixion, pauvre amant misérable
Pauvre Ixion, pauvre amant misérable,
Infortuné, chétif, audacieux,
Tu fis l'amour à la reine des cieux :
Même dessein m'a rendu ton semblable.
Une déesse,...
Précédentes poésies
Vous qui aimez encore ne sçavez
Vous qui aimez encore ne sçavez,
Ores, m'oyant parler de mon Leandre,
Ou jamais non, vous y debvez aprendre,
Si rien de bon dans le coeur vous avez.
Il...
Un Lundy fut le jour de la grande journee
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Que l'Amour me livra : ce jour il fut vainqueur
Ce jour il se fit maistre et tyran de mon coeur :
Du fil de ce jour pend...
Tu m'as rendu la veuë, Amour, je le confesse
Tu m'as rendu la veuë, Amour, je le confesse.
De grace que c'estoit à peine je sçavoy,
Et or toute la grace en un monceau je voy,
De toutes parts luisant en ma grande...
Toy qui oys mes souspirs, ne me sois rigoureux
Toy qui oys mes souspirs, ne me sois rigoureux,
Si mes larmes à part, toutes mienes, je verse,
Si mon amour ne suit en sa douleur diverse
Du Florentin transi les...
Si onc j'eus droit, or j'en ay de me plaindre
Si onc j'eus droit, or j'en ay de me plaindre :
Car qui voudroit que je fusse content
Estant loing d'elle ? Et je ne sçay pourtant,
En estant pres, si mon mal seroit...

