Pourquoi de tes dédains sens-je la cruauté

Pourquoi de tes dédains sens-je la cruauté,
Dis-moi, fière beauté ?
Cet acte casuel trouble-t-il ta pensée ?
Oui, car mes traîtres yeux ont attisé ce feu,
A cause que j'ai vu
Ton trésor le plus cher, dont tu t'es offensée.

Belle, que n'ai-je vu en ce point malheureux
Le visage pierreux
De l'horrible Gorgone, engeance infortunée !
J'eusse été guerdonné* de mon ambition,
Et mon affliction
Eût peut-être assouvi ta chaleur effrénée.

(*) récompensé

Vous avez aimé cette poésie ? faites la connaître !

Partager

Lien permanent Pourquoi de tes dédains sens-je la cruauté

Traduction(s) Pourquoi de tes dédains sens-je la cruauté (english page)

Mots-clefs : promptement  deuil  coeur  petit  soin  pourquoi  pleurs  tes  femme  la  jardinier  joachim 

D'autres poésies de Joachim Bernier de LA BROUSSE

Arbres feuillus, dont la verdeur première

Arbres feuillus, dont la verdeur première
Ombrage l'huis du palais non pareil
Où le destin tient enclos ce bel oeil
Qui me ravit de sa vive lumière,

Las !...

lire la suite de la poésie : Arbres feuillus, dont la verdeur première
mots clefs : changeant  aimer  lieux  dont  arbres  discours  toujours  aventure  faux  amour 

Arbres qui lamentez la cruelle infortune

Arbres qui lamentez la cruelle infortune
De ce pauvre garçon, qui trop audacieux,
Dans le tour recourbé du grand plancher des cieux
Osa pousser le char du frère de la...

lire la suite de la poésie : Arbres qui lamentez la cruelle infortune
mots clefs :

C'est une folie extrême

C'est une folie extrême
D'être fidèle en amour.
Il faut aimer qui nous aime,
Et changer de jour en jour.
Qui un seul but se propose
Ne fait jamais grande...

lire la suite de la poésie : C'est une folie extrême
mots clefs : tombeau  char  clou  tombe  ici  prouver  songeur  la  folie  soupirant 

Déjà le ciel prenait sa cape noire

Déjà le ciel prenait sa cape noire,
Le blond Soleil sommeillait sous les eaux,
Quand mon esprit au fort de ses travaux,
Songeant, brûlant, pressait ton corps...

lire la suite de la poésie : Déjà le ciel prenait sa cape noire
mots clefs :

Déjà Phoebus delà l'Espagne noire

Déjà Phoebus delà l'Espagne noire
Avait plongé son char cloué de feux,
Lorsque Morphée épandit sur mes yeux
Ces jus sacrés qui ôtent la mémoire.

Un grand...

lire la suite de la poésie : Déjà Phoebus delà l'Espagne noire
mots clefs : noire  brousse  incontinent  corps  ciel  niche  levant  oublieux  amour  phoebus 

Je voudrais bien sous la voûte infernale

Je voudrais bien sous la voûte infernale
Être un Ixie en tes bras étendu,
Presser ton corps heureusement rendu
En cet état que mon coeur se l'étale.

S'il...

lire la suite de la poésie : Je voudrais bien sous la voûte infernale
mots clefs :

L'oiseau miraculeux de l'heureuse Arabie

L'oiseau miraculeux de l'heureuse Arabie
Qui vit sans parangon sous le manteau des cieux,
Quand il a sillonné le grand fleuve oublieux,
Il respire en son corps une...

lire la suite de la poésie : L'oiseau miraculeux de l'heureuse Arabie
mots clefs : seconde  incontinent  corps  ciel  niche  levant  oublieux  amour  arabie  bois 

Ô Songe doux, ô fantôme croyable

Ô Songe doux, ô fantôme croyable
Qui m'entretiens en l'amoureux plaisir !
Entre mes bras, Hélène, mon désir,
Je te tenais cette nuit favorable,

Je suçotais...

lire la suite de la poésie : Ô Songe doux, ô fantôme croyable
mots clefs :

Par l'effort du destin, ma gentille Cyprine

Par l'effort du destin, ma gentille Cyprine
Languissait l'autre jour dans son lit amoureux.
Son beau front bleuissait, et son oeil doucereux
Éteignait peu à peu sa...

lire la suite de la poésie : Par l'effort du destin, ma gentille Cyprine
mots clefs : casuel  gentille  visage  point  destin  infortune  leffort  cher  par  cyprine 

Pauvre Ixion, pauvre amant misérable

Pauvre Ixion, pauvre amant misérable,
Infortuné, chétif, audacieux,
Tu fis l'amour à la reine des cieux :
Même dessein m'a rendu ton semblable.

Une déesse,...

lire la suite de la poésie : Pauvre Ixion, pauvre amant misérable
mots clefs :

Précédentes poésies

Vous qui aimez encore ne sçavez

Vous qui aimez encore ne sçavez,
Ores, m'oyant parler de mon Leandre,
Ou jamais non, vous y debvez aprendre,
Si rien de bon dans le coeur vous avez.

Il...

lire la suite de la poésie : Vous qui aimez encore ne sçavez
mots clefs :

Un Lundy fut le jour de la grande journee

Un Lundy fut le jour de la grande journee
Que l'Amour me livra : ce jour il fut vainqueur
Ce jour il se fit maistre et tyran de mon coeur :
Du fil de ce jour pend...

lire la suite de la poésie : Un Lundy fut le jour de la grande journee
mots clefs :   peine  lundy  coeur  aussi  rigoureux  malheureux  espoir  lors  languissant 

Tu m'as rendu la veuë, Amour, je le confesse

Tu m'as rendu la veuë, Amour, je le confesse.
De grace que c'estoit à peine je sçavoy,
Et or toute la grace en un monceau je voy,
De toutes parts luisant en ma grande...

lire la suite de la poésie : Tu m'as rendu la veuë, Amour, je le confesse
mots clefs :

Toy qui oys mes souspirs, ne me sois rigoureux

Toy qui oys mes souspirs, ne me sois rigoureux,
Si mes larmes à part, toutes mienes, je verse,
Si mon amour ne suit en sa douleur diverse
Du Florentin transi les...

lire la suite de la poésie : Toy qui oys mes souspirs, ne me sois rigoureux
mots clefs : sois  vie  rigoureux  autre  tirer  nul  raison  tourment  encontre  toy 

Si onc j'eus droit, or j'en ay de me plaindre

Si onc j'eus droit, or j'en ay de me plaindre :
Car qui voudroit que je fusse content
Estant loing d'elle ? Et je ne sçay pourtant,
En estant pres, si mon mal seroit...

lire la suite de la poésie : Si onc j'eus droit, or j'en ay de me plaindre
mots clefs :