par Joachim Du BellayComte, qui ne fis onc compte de la grandeur,
Ton Du Bellay n'est plus : ce n'est plus qu'une souche
Qui dessus un ruisseau d'un dos courbé se couche,
Et n'a plus rien de vif, qu'un petit de verdeur.
Si j'écris quelquefois, je n'écris point d'ardeur,
J'écris naïvement tout ce qu'au coeur me touche,
Soit de bien, soit de mal, comme il vient à la bouche,
En un style aussi lent que lente est ma froideur.
Vous autres cependant, peintres de la nature,
Dont l'art n'est pas enclos dans une portraiture,
Contrefaites des vieux les ouvrages plus beaux.
Quant à moi, je n'aspire à si haute louange,
Et ne sont mes portraits auprès de vos tableaux
Non plus qu'est un Janet auprès d'un Michel-Ange.
par Joachim Du Bellay, publié le mer. 05/03/2008 à 18:19
A vous, troupe légère,
Qui d'aile passagère
Par le monde volez,
Et d'un sifflant murmure
L'ombrageuse verdure
par Joachim Du Bellay, publié le mar. 04/03/2008 à 04:55
Tu m'as fait un chapeau de roses
Qui semblent tes deux lèvres closes,
Et de lis fraîchement cueillis
par Joachim Du Bellay, publié le ven. 29/02/2008 à 20:01
Tu sois la bienvenue, ô bienheureuse trêve !
Trêve que le chrétien ne peut assez chanter,
par Joachim Du Bellay, publié le mar. 19/02/2008 à 11:48
Ô de qui la vive course
Prend sa bienheureuse source,
D'une argentine fontaine,
Qui d'une fuite lointaine,
par Joachim Du Bellay, publié le mer. 13/02/2008 à 00:03
Gordes, j'ai en horreur un vieillard vicieux
Qui l'aveugle appétit de la jeunesse imite,
par Joachim Du Bellay, publié le mar. 05/02/2008 à 05:19
Ayant après long désir
Pris de ma douce ennemie
Quelques arrhes du plaisir,
Que sa rigueur me dénie,