par José-Maria de HerediaLe ciel est clair. La barque a glissé sur les sables.
Les vergers sont fleuris et le givre argentin
N'irise plus les prés au soleil du matin.
Les boeufs et le bouvier désertent les étables.
Tout renaît. Mais la Mort et ses funèbres fables
Nous pressent, et, pour toi, seul le jour est certain
Où les dés renversés en un libre festin
Ne t'assigneront plus la royauté des tables.
La vie, ô Sextius, est brève. Hâtons-nous
De vivre. Déjà l'âge a rompu nos genoux.
Il n'est pas de printemps au froid pays des Ombres.
Viens donc. Les bois sont verts, et voici la saison
D'immoler à Faunus, en ses retraites sombres,
Un bouc noir ou l'agnelle à la blanche toison.
par José-Maria de Heredia, publié le mer. 14/01/2009 à 22:14
Sous le noir fouet de guerre à quadruple pompon,
L'étalon belliqueux en hennissant se cabre
par José-Maria de Heredia, publié le mer. 14/01/2009 à 13:03
Passant, ce marbre couvre Annia Regilla
Du sang de Ganymède et d'Aphrodite née.
Le noble Hérode aima cette fille d'Énée.
par José-Maria de Heredia, publié le mer. 31/12/2008 à 11:23
Jadis l'Ibère noir et le Gall au poil fauve
Et le Garumne brun peint d'ocre et de carmin,
par José-Maria de Heredia, publié le mer. 24/12/2008 à 13:39
Du temps que je vivais à mes frères pareil
Et comme eux ignorant d'un sort meilleur ou pire,
par José-Maria de Heredia, publié le mer. 17/12/2008 à 08:37
A Claudius Popelin.
La gloire a sillonné de ses illustres rides
Le visage hardi de ce grand Cavalier
par José-Maria de Heredia, publié le mer. 03/12/2008 à 13:06
Oui, c'est au vieux Gallus qu'appartient l'héritage
Que tu vois au penchant du coteau cisalpin ;