Diane étant en l'épaisseur d'un bois
Diane étant en l'épaisseur d'un bois,
Après avoir mainte bête assénée,
Prenait le frais, de Nymphes couronnée.
J'allais rêvant, comme fais mainte fois,
Sans y penser, quand j'ouïs une voix
Qui m'appela, disant : Nymphe étonnée,
Que ne t'es-tu vers Diane tournée ?
Et, me voyant sans arc et sans carquois :
Qu'as-tu trouvé, ô compagne, en ta voie,
Qui de ton arc et flèches ait fait proie ?
- Je m'animai, réponds-je, à un passant,
Et lui jetai en vain toutes mes flèches
Et l'arc après ; mais lui, les ramassant
Et les tirant, me fit cent et cent brèches.
D'autres poésies de Louise LABÉ
Après qu'un temps la grêle et le tonnerre
Après qu'un temps la grêle et le tonnerre
Ont le haut mont de Caucase battu,
Le beau jour vient, de lueur revêtu.
Quand Phébus a son cerne fait en terre,
Et...
Au temps qu'Amour, d'hommes et Dieux vainqueur
Au temps qu'Amour, d'hommes et Dieux vainqueur,
Faisait brûler de sa flamme mon coeur,
En embrasant de sa cruelle rage
Mon sang, mes os, mon esprit et courage,
Baise m'encor, rebaise-moi et baise
Baise m'encor, rebaise-moi et baise ;
Donne m'en un de tes plus savoureux,
Donne m'en un de tes plus amoureux :
Je t'en rendrai quatre plus chauds que braise.
Claire Vénus, qui erres par les Cieux
Claire Vénus, qui erres par les Cieux,
Entends ma voix qui en plaints chantera,
Tant que ta face au haut du Ciel luira,
Son long travail et souci ennuyeux.
D'un tel vouloir le serf point ne désire
D'un tel vouloir le serf point ne désire
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Comme j'attends, hélas, de jour en jour,
De toi, Ami, le gracieux retour.
Là j'avais...
Depuis qu'Amour cruel empoisonna
Depuis qu'Amour cruel empoisonna
Premièrement de son feu ma poitrine,
Toujours brûlai de sa fureur divine,
Qui un seul jour mon coeur n'abandonna.
Quelque...
Deux ou trois fois bienheureux le retour
Deux ou trois fois bienheureux le retour
De ce clair Astre, et plus heureux encore
Ce que son oeil de regarder honore.
Que celle-là recevrait un bon jour,
Diane étant en l'épaisseur d'un bois
Diane étant en l'épaisseur d'un bois,
Après avoir mainte bête assénée,
Prenait le frais, de Nymphes couronnée.
J'allais rêvant, comme fais mainte fois,
Sans...
Précédentes poésies
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(A Mlle Rose de la Taille, sa cousine)
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L'un du lis, de la violette,
L'autre blasonne de...
Chanson
C'est trop pleuré, c'est trop suivi tristesse,
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Faut-il toujours qu'à l'étude on me...
Qu'on puisse oublier ce qu'on aime
Qu'on puisse oublier ce qu'on aime,
Et qu'un fatal éloignement
Ebranle le coeur d'un amant ;
Non, cela ne se peut, j'en juge par moi-même.
Je songe à mon Iris et...
Je sais que ma joie est prochaine
Je sais que ma joie est prochaine,
Que bientôt je vous dois revoir,
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Pour vous, dans...
Je ne sais pas, Iris, à quoi mon coeur s'attend
Je ne sais pas, Iris, à quoi mon coeur s'attend,
Je ne sais pas ce qu'il doit craindre ;
Mais je suis triste et mécontent,
Sans avoir sujet de me plaindre :

